11 novembre 2009
Un 11 novembre 2009 à Saint-Omer
Un 11 novembre 2009 à Saint-Omer.

C'est sous un beau temps d'automne que s'est déroulée cette cérémonie au monument aux morts avec le discours prononcé par le président des anciens combattants de la ville.


Puis ce fut le dépôt de gerbes par Madame la Sous-Préfète, Monsieur le Maire et autres personnalités.



Une délégation anglaise en tenue impeccable était présente...

Ce fut ensuite la dépose des bougies par les enfants...

Bravo à tous ces enfants qui ont bien gagné leur friandise !

24 octobre 2009
La ferme de Beauséjour
La ferme de
Beauséjour.
Le 7 octobre
1916, le régiment arrive à Loeuilly et ses environs, ce sont alors 500 soldats
et 25 sous-officiers qui viennent renforcer les bataillons.
Le 9
octobre, après l’arrivée de 48 soldats et 2 sous-officiers, le régiment embarque
à Conty pour débarquer à Châlons en Champagne.
Après
plusieurs jours de repos, le 3e bataillon se met en route en
direction du camp Allègre près de Laval sur Tourbe. Le 17, le 2e
bataillon et l’état-major arrivent à Somme-Tourbe.
Le 3e
bataillon monte en ligne au nord de Mesnil les Hurlus dans le quartier des
Loups.
Le 18, c’est
le 2e bataillon qui arrive en ligne. Quant au 1er
bataillon qui se trouve à Bussy le Château, celui-ci vient cantonner au camp
Allègre le 19 pour être en ligne à Beauséjour le 28.
Le 30, le 3e bataillon y arrive tandis que le 2e revient au camp Allègre.


La carte ne sert qu'à vous indiquer la position du 8e RI car elle date de l'hiver 1915.
10 octobre 2009
La bataille de la Somme 2
La bataille
de la Somme 2.
Le 15
septembre, l’attaque continue avec la mission de s’établir à l’ouest de
Combles. C’est la 11e compagnie qui s’élance à la grenade aidée du 1er
bataillon.
La tranchée
prise étant pratiquement détruite, le génie effectue les travaux de remise en
état.
Le
bombardement est continuel, les 16 et 17 septembre, plus de 50 soldats sont
tués.
Le 18
septembre, des reconnaissances en plein jour sont organisées sur les tirs de
mitrailleuses. Celles-ci permettent l’organisation d’une nouvelle attaque en
vue d’approcher le village.
Le 19
septembre, le régiment est relevé sur ses positions par le 43e
d’infanterie et part bivouaquer plusieurs jours près de Maricourt.
Le 25
septembre, le 2e bataillon et l’état-major rejoignent Hardecourt
et le 3e bataillon, Maricourt,
il est alors en réserve de corps d’armée.
Le 27
septembre, il est en ligne au sud de Combles puis reçoit l’ordre de se porter
non loin de Frégicourt, des reconnaissances sont effectuées le 29, le 110e
est relevé durant ce temps.
Des
tranchées sont creusées pour une nouvelle organisation, les positions se
trouvent au nord-est de Combles de la
chapelle au sud de Frégicourt.
Le 1er
octobre, l’attaque se déroule au sud de la tranchée de Morval et de Prilep, le
350e est à gauche et le 161e à droite.
La 7e
compagnie pénètre dans la tranchée de Prilep sous un déluge de balles de
mitrailleuses, la 9e compagnie est stoppée, le 350e l’est
également.
Les
compagnies restent sur leurs positions, l’artillerie lourde est en action durant
toute la nuit.
Le 3
octobre, l’ennemi continue de bombarder les positions, 10 soldats sont tués, 29
sont blessés, 2 sont disparus. Parmi ceux-ci notons les soldats Alfred Bréant
et Julien Pastourel de Bailleul…
Le 4
octobre, toutes les artilleries tirent en vue de l’attaque envisagée dès 6
heures.
C’est ce
qui se produit avec le grand courage des sous-lieutenants Fontaine, Lemaire et
Schoettel qui emmènent leurs hommes. La tranchée de Prilep est très vite prise
et occupée par le 2e bataillon.
Puis c’est
la tranchée de Morval qui est prise à son tour avec l’aide du 350e.
La bataille
de la Somme est terminée pour le 8e qui est relevé par le 65e
BCP et le 350e RI.
Il rejoint
la ferme Bronfay pour être embarqué le 6 octobre à destination de Loeuilly.


16 septembre 2009
La bataille de la Somme
La bataille
de la Somme.
C’est le 26
août 1916 que le 8e arrive à Bouzencourt avant de rejoindre le camp
Gressaire situé au nord de Chipilly.
Le 5
septembre, le 3e bataillon relève le 1er du 127e
aux tranchées Savernake et des Fous situées au nord de Maurepas. Les autres
bataillons et la CHR arrivent à la Halte de Maurepas.
Le 6
septembre, le 8e est en 2e ligne à droite du 110e.
L’après-midi le 3e bataillon est relevé et revient à l’ouest de
Maurepas.
Le
bombardement est continuel en ce 8 septembre, les obus à gaz sont utilisés.
Le 11
septembre, les tranchées de 1ère ligne sont fortement bombardées, il
est fort probable que l’ennemi ait eu vent d’une prochaine attaque qui est
prévue le 12, les 1er et 2e bataillons seront à l’ouest
du bois d’Anderlu tandis que le 3e restera en réserve dans les
tranchées de Brody et du Caucase situées au nord de Le Forest.
Le 12
septembre vers 12h30, les 2 bataillons attaquent comme prévu en plusieurs
vagues après une préparation d’artillerie. Le bois d’Anderlu est pris,
direction la tranchée de l’Hôpital lorsque les bataillons sont pris d’enfilade
par les mitrailleuses. L’attaque est provisoirement stoppée.
Vers le
soir et après une nouvelle préparation d’artillerie, le 1er
bataillon repart à l’assaut mais il est stoppé par les tirs de mitrailleuses,
les barbelés n’étant que partiellement détruits, face à la tranchée de
l’Hôpital. Quant au 2e bataillon, celui-ci s’organise sur sa
position..
La nuit
tombe, les pertes sont nombreuses… l’ennemi tente une contre-attaque qui est repoussée.
L’objectif
du lendemain est de prendre la ferme le Priez avec l’aide de 2 bataillons du 33e
RI.
C’est ce
qui se passe mais ceux-ci sont arrêtés par les tirs de mitrailleuses
contrebattues par les canons de 37. La tranchée de l’Hôpital est prise, pleine
de tués !
La
progression est alors stoppée.
La mission
du lendemain consiste à poursuivre vers l’est de Combles…
Le 1er
bataillon, emmené par le commandant Broussaud, attaque la ferme vers 17h et
l’enlève tandis que le 2e continue de progresser vers le nord.
Le commandant est tué lors de l’attaque avec près de 20 soldats tandis que les autres découvrent de nombreux cadavres allemands.
Voici le
plan de l’attaque menée et un monument en place à la ferme de l’Hôpital à la
mémoire d’Edouard Naudier tombé en ce lieu quelques jours plus tard.


06 septembre 2009
Soldat Septime Haudrechy
Soldat Septime
Haudrechy.
Septime est
mobilisé dans la 8e compagnie du 7e territorial le 7 août
1914.
Avoir avoir
participé aux combats de Nieuport durant le 2e semestre de 1915, il
passe la nouvelle année toujours dans le même secteur.
Le 13
février 1916, il arrive avec sa compagnie à Guines pour y effectuer des travaux
avant de revenir à Calais le 22 février.
Le 21 mars
1916, il est à Bray-Dunes pour des travaux de défense et c’est le 9 avril qu’il
embarque à Dunkerque pour débarquer le lendemain à Revigny dans la Meuse.
Le 13
avril, il cantonne dans le bois de Fouchères pour arriver à Montzéville le
lendemain.
Sur place,
il s’agit de faire des boyaux sur la côte 304 et d’entretenir la route allant
de Montzéville à Esnes.
Le 21
avril, il est au bois de Rampont pour arriver à Belleray le 22.
Le 25
avril, il arrive au tunnel de Tavannes pour effectuer des travaux du côté de
Vaux et de Souville sous un bombardement incessant qui provoque de nombreux
blessés et tués.
Après avoir
cantonné le 27 mai au Faubourg Pavé, il est dans le secteur de Souville le 1er
juin 1916 pour y effectuer des tranchées avant de rejoindre la position
intermédiaire entre le fort de Tavannes et Fleury.
C’est à
Fleury, le 3 juin 1916 que Septime est tué par éclats d’obus à l’âge de 41 ans, "Mort pour la France".

28 août 2009
Août au 8e.
Août au 8e
Après avoir
stationné à Longueval puis à Fismes, le 8e arrive à Romigny près de
Ville en Tardenois.
Le 4 août,
les bataillons font mouvement : le 1er arrive à Anthenay, les 2e
et 3e à Vandières sous Châtillon et cantonnent.
Le 6 août,
ils sont à Coulonge-Cohans et le 7, ils embarquent à Fère en Tardenois en 4
trains !
Le 7 août,
l’état-major et la CHR débarquent à Conty au sud-ouest d’Amiens et partent
cantonner à Namps au Val près de Poix de Picardie.
Les 1er
et 2e bataillons débarquent à Boves et cantonnent à St-Fuscien et
Pissy près d’Amiens tandis que le 3e débarque à Saleux pour
cantonner à Revelles.
Vient une
période de repos jusqu’au 26 où le régiment est embarqué en autos en direction
de Bouzincourt au nord-ouest d’Albert.
La bataille
de la Somme se prépare…

23 août 2009
Juillet au 8e
Juillet au
8e
Les
positions ne changent guère, le 16 juillet, l’état-major s’installe à Vendresse
tandis que les cantonnements sont en place à Bourg et Paissy.
Le 20
juillet, une préparation d’artillerie se déroule en vue d’effectuer une brèche.
Le 24 juillet,
le 1er bataillon s’est installé dans le bois de Bourg avant de rejoindre le cantonnement de
Longueval.
Le 26
juillet, les bataillons rejoignent la région de Romigny.
Le 28
juillet, le régiment est passé en revue par le général Guignabaudet. Des
récompenses sont remises aux soldats s’étant distingués ainsi qu’aux grands
blessés des mois précédents.
Parmi ceux-ci, on trouve :
Pierre
Aubert, soldat infirmier,
Georges
Decoin, sergent, amputé de la cuisse gauche,
Joseph
Hivart, perte de l’œil droit,
Pierre
Rembert, perte de l’œil gauche,
Georges
Muselet, perte de l’œil droit,
Charles
Froideval, « gueule cassée »,
Louis
Halluin, amputé partiel du pied gauche,
Auguste
Dufossé, amputé partiel des deux pieds,
Bertin
Podvin, perte du bras droit,
Georges Barbe,
amputé du bras gauche,
Gaston
Cordonnier, amputé du bras droit,
Albert
Duthille, impotent du bras droit,
Marie
Ducrocq, impotent du bras gauche,
Ernest
Courtin, amputé du bras droit,
Emile
Defasque, « gueule cassée »,
Louis
Courbot, amputé de 4 doigts,
Auguste
Merlier, impotent de la main droite,
Julien
Clément, impotent main droite.
01 août 2009
Le caporal Fernand Coeugnet
Le caporal
Fernand Coeugnet.
Fernand est
appelé le 4 septembre 1914 au 8e régiment d’infanterie.
Il fait une
partie de ses classes au camp de la Courtine et se trouve entouré de plusieurs
copains de son village.
Puis c’est
le front, dans le terrible secteur de Mesnil les Hurlus qu’il reçoit le baptême
du feu. Après les Eparges, il est dirigé vers le bois d’Ailly où le 8e
y subit des pertes très importantes sous d’incessantes attaques ennemies les 5
et 6 mai 1915.
Après avoir
été relevé, il arrive à Pontavert et participe à l’attaque du bois de la Mine
le 7 juin 1915.
Le 3
juillet 1915, il passe au 147e d’infanterie de Sedan (3e
bataillon) et rejoint le secteur des Eparges avant d’être dirigé vers Tahure en
Champagne en octobre 1915.
En janvier
1916, il est dans le secteur de Saint-Mihiel.
Le 14 mars
1916, il est nommé caporal et en avril, c’est au bois de la Caillette (Verdun)
qu’il combat !
En juillet,
il est dirigé vers la Somme, à Proyart.
Voici
septembre : le 4, le 147e est en ligne pour reprendre le
village de Berny en Santerre au sud de Péronne.
Les combats
sont terribles, les pertes sont nombreuses sous un bombardement incessant.
Fernand
disparaît le 6 septembre lors de l’assaut porté pour prendre la 1ère
ligne ennemie.
Ma pensée
s’adresse ce jour à son neveu, courage Fernand !


13 juillet 2009
Le soldat Adrien Bellanger
Le soldat
Adrien Bellanger.
C’est le 24
mars 1913 qu’Adrien s’engage pour trois ans au 8e d’infanterie de
Saint-Omer qu’il rejoint dès le lendemain.
Musicien
reconnu, ses instruments préférés étant le violoncelle et le cor anglais, il
passe dans la compagnie hors rang le 15 septembre suivant.
Vient la
déclaration de la guerre, Adrien est dirigé vers la Belgique et le 15 août, il prend
part aux premiers combats de la citadelle de Dinant.
En tant que
musicien, il doit assurer le service de brancardier.

Après un
repli programmé, il revient dans la Marne puis dans le secteur du Choléra et de
la Ville aux Bois dès l’automne.
En février
1915, il participe à la 1ère bataille de Champagne, à la butte du
Mesnil, sous un temps glacial.
En avril,
il est dirigé vers les Eparges, au sud de Verdun puis au bois d’Ailly sous les
attaques ennemies incessantes qui provoquent de nombreuses pertes.
L’automne
se passe dans l’Aisne sur les postions de 1914.
1916, la
bataille de Verdun fait rage, il est en ligne entre Bras sur Meuse et
Douaumont.
Le 21 mars
1916, il est nommé 1ère classe et le printemps le voit sur le Chemin
des Dames.
Vient le
mois de septembre où il se trouve dans la Somme pour combattre dans le secteur
de Combles, Maurepas et Sailly-Saillissel.
1917 :
dès janvier, il rejoint la Marne dans le terrible secteur de Beauséjour
(aujourd’hui camp militaire de Suippes). En avril, c’est la bataille de Craonne
à laquelle il participe et en juillet,
il se retrouve dans les Flandres à Hetsas sous le déluge et les inondations !
Durant
quatre jours, du 16 au 20 août, Adrien prend une part active à relever les
blessés.
Cet engagement
personnel lui vaut une citation à l’ordre de la brigade qu’il reçoit le 5
septembre 1917.
En voici le
texte :
« Brancardier
d’un courage et d’un sang-froid remarquables. Pendant les journées du 16 au 20
août, a toujours été le premier à se porter au secours des blessés sous les
plus violents bombardements. Croix de guerre avec étoile de bronze ».
1918 :
le voici à Dommiers non loin de Villers-Cotterêts où les engagements sont très
durs. Puis c’est l’Ourcq et le secteur de l’Ailettte à Pont Saint-Mard où
le régiment est très éprouvé !
En septembre,
il est en Alsace et y apprend l’armistice.
La guerre
est terminée, Adrien sain et sauf, part en occupation en Allemagne.

De retour
au printemps 1919, il passe au 19e régiment du train pour être
démobilisé le 1er septembre de la même année.
Il reprend
ses activités en tant que marchand de vins alors que la 2e guerre se
profile.
Mobilisé le
25 août 1939 au 11e régiment régional, il est renvoyé dans ses
foyers fin octobre.

L’émotion
est toujours intacte aujourd’hui lorsque les photos commentées par Michel, son
petit-fils, m’ont été présentées.
Merci,
Michel, de votre bon accueil.
.
27 juin 2009
Le lieutenant Georges Lefebvre
Le lieutenant Georges Lefebvre.
C’est en novembre 1894 que Georges Lefebvre rejoint le 73e d’infanterie à Béthune où, après la période d’instruction, il est nommé caporal avant de suivre les cours de préparation d’officier de réserve et d’en sortir aspirant.
Libéré de ses obligations militaires, Georges reprend ses études et obtient son diplôme de docteur en droit en 1899.
Il se marie en 1902 et en 1906, il s’installe à Saint-Omer en tant que notaire.
Vient le 1er août 1914, Georges est informé de la mobilisation générale par son clerc.
Il est alors lieutenant au 7e d’infanterie territoriale de Saint-Omer.
Après avoir d’abord intégré une commission de réquisition, il rejoint la 21e compagnie sous les ordres d’un capitaine et composée de 30 sous-officiers et de 800 hommes de troupe.
Fin août, il est dirigé vers Lisieux puis rejoint Bergerac où les dépôts des 8e et 208e d’infanterie se mettent en place.
C’est ainsi qu’il assiste aux divers exercices et manœuvres de sa compagnie.
Au printemps 1915, il passe au 95e territorial et rejoint Brive la Gaillarde.
Quelques semaines plus tard, il embarque en train et arrive dans la haute vallée de la Thur, à Cornimont puis à Thann au printemps 1916.
Nommé capitaine, il est affecté au 5e bataillon du 76e territorial en stationnement sur les hauteurs dominant Kruth et la vallée de Saint-Amarin.
Le temps passe, l’hiver arrive, il fait très froid -27°, la compagnie perd 40 hommes pour pieds et mains gelés…
En mars 1917, il est affecté à la direction des étapes de la 7e armée à Lure où il écrit : « c’était un poste bureaucratique de tout repos…. ».
En octobre 1918, un emprunt national lui permet son retour à Saint-Omer puis il rejoint Remiremont avant d’être démobilisé.
Voici le texte de la citation à l’ordre de la brigade qu’il a reçue le 25 décembre 1918 :
« Officier d’une haute valeur morale. Commandant en 1915 et 1916, une compagnie territoriale chargée de travaux de campagne dans la vallée de la Thur, a su obtenir sous des bombardements fréquents, un excellent rendement grâce à ses exemples de courage et de sang-froid ». Signé : général de division Cauboue.
Remerciements à Monsieur Jacques Delecourt, Hélène et Patrice.










