Saint-Omer- les 8e RI - 208e RI - le 7e RIT

08 juillet 2019

Soldat de 1ère classe Marc Creuse 8e RI

Soldat de 1ère classe Marc Creuse

 

Natif de Licques, Marc Creuse est appelé au 8e RI le 10 avril 1915.

Le dépôt du régiment ayant été déplacé à Bergerac, il quitte sa région pour la Dordogne.

En formation dans une section de mitrailleuses, il rejoint ensuite le 8e au front dans le secteur assez calme de la Miette qu’il quitte le 6 janvier 1916 pour les tranchées du Chauffour avant une période d’instruction près de Ville en Tardenois.

marc1 copie copie

Embarqué en camion, il arrive le 25 février à Verdun aux casernes Chevert tandis que le canon tonne très fort sur les hauteurs…

La grande bataille de Verdun est commencée depuis quatre jours et sous la poussée ennemie, il faut défendre et résister.

Telle est la mission de tous les régiments français dont le 8e.

D’emblée, Marc qui se trouve dans la 6e compagnie, est engagé le lendemain soir sur les pentes escarpées menant à la ferme d’Haudraumont (à gauche de Douaumont).

photo carrières Haudromont

Abri français aux carrières d'Haudraumont en 2005.

Les conditions sont très pénibles, froid, neige, nuit noire… et les contre-attaques fusent.

Le 30, il revient aux casernes Marceau qu’il lui faut quitter le 2 mars sous le bombardement pour arriver dans le ravin du fort de Souville dans des conditions dantesques : des cadavres jonchent le sol, la neige est présente et il fait très froid.

Un médecin écrit : « on ne reconnaît plus le ravin, il y a des arbres couchés partout, c’est lugubre d’entendre les cris : brancardiers à boire ! ».

C’est la guerre dans toute son horreur !

Marc quitte la région pour un repos bien mérité et arrive sur le Chemin des Dames dans le secteur assez calme de Paissy.

Après une période d’instruction en août, il arrive dans la Somme où il est blessé le 11 septembre à la lèvre par éclat d’obus alors qu’il se trouve dans la tranchée Brody entre Maurepas et Combles.

Carte combles finale

Il est de retour le 8 octobre et embarque le lendemain à destination de Châlons en Champagne.

Le 17 octobre, il arrive à Somme-Suippes et y cantonne avant de rejoindre la ligne de front à Mesnil les Hurlus puis à Beauséjour le 7 janvier 1917.

Le 12 février, l’artillerie ennemie prépare une attaque qui a lieu trois jours plus tard. Celle-ci, d’une violence inouïe, provoque la perte de plus de 350 soldats.

Le 27 février, arrivée sur le Chemin des Dames en vue de préparer la grande offensive de l’Aisne.

Blessé par éclat d’obus à la face le 12 avril à Beaumarais, Marc est évacué vers l’hôpital temporaire 12 de Melun. Il rejoint le 18 mai.

Embarqué le 8 juillet, il débarque dans les Flandres Belges dans un secteur de l’Yser détrempé et inondé.

Sa brillante conduite lui vaut d’obtenir une citation à l’ordre du régiment le 30 août en ces termes :

« Soldat d’élite de la section franche, s’est montré particulièrement courageux le 9 août en se portant sans hésitation à l’attaque d’une ferme tenue par l’ennemi dans un terrain marécageux qui rendait la progression très pénible. La ferme enlevée, s’est résolument accroché au terrain conquis ».

Cette citation très honorable mérite quelques explications :

- section franche : il s’agit de soldats volontaires pour les coups de main.

- la ferme : suivant le journal de marche, il doit s‘agir de la ferme Champaubert à l’est de Bixchoote.

Boesinge Bixschoote finale

La ferme Champaubert à la croix rouge.

Il reste dans ce secteur à Mangelaere à proximité de la forêt d’Houthulst jusqu’au 16 octobre puis l’ensemble du régiment est relevé pour rejoindre Senlis.

Revenu dans l’Aisne près de Berry au Bac pour y effectuer des travaux, il arrive  au sud de Soissons.

Le 3 juin, le bataillon de Marc (le 2e) doit défendre Dommiers soumis à une forte attaque ennemie.

Durant celle-ci, il est blessé par balle au poignet gauche et évacué vers Laval.

Il rejoint le 8 août près de Château-Thierry et prend part aux combats de Pont St-Mard qu’il faut absolument reprendre.

Gazé le 25 août, il est évacué vers l’hôpital complémentaire 45 de Troyes.

Pont St-Mard 8e RI 22 8 1918b

Après 4 blessures, la guerre est enfin terminée pour Marc le miraculé, sans aucun doute !

Guéri, il rejoint une dernière fois le 8e le 5 janvier 1919 en Rhénanie.

Libéré le 13 août, il s’installe quelques années plus tard dans la région parisienne.

Croix de guerre avec étoile de bronze et autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre, il décède en 1939.

Merci à Jérôme son arrière petit-fils de son partage de documents.

 

Posté par saint_omer 8ri à 12:55 - - Permalien [#]

17 mai 2019

Soldat Louis Morel 8e RI

Soldat Louis Morel 8e RI

Une fois n'est pas coutume, voici la biographie de Louis Morel vue par son petit-fils Eric Barsellotti que je remercie à cette occasion :

 

"Louis MOREL figure parmi les 1202 disparus du 8e RI le 5 mai 1915 lors des combats du bois d'Ailly.

Louis Morel b

En fait, il est grièvement blessé aux jambes par des Shrapnells et ne peut plus se déplacer.

Désormais immobilisé à terre mais conscient, il voit avec terreur arriver les Bavarois du 3e corps d’armée allemand qui ne peuvent être que des « nettoyeurs de tranchées ».

L’un d‘eux s’approche, tire de sa botte son poignard réglementaire, il est probable que Louis ferme les yeux et revoit un instant sa courte vie, il n’a que 20 ans.

A sa grande surprise le soldat allemand se contente de trancher son lourd ceinturon de cuir, simplement pour l’alléger d’un équipement désormais inutile, puis le charge sur ses épaules et l’emporte vers les lignes allemandes !

Soigné, Louis est transféré au camp de Stuttgart dans le royaume de Wurtemberg.

Plus tard, il est affecté à la ferme de la famille V. dans un village au sud-est de la ville de Bad-Mergentheim.

La ferme des V. est assez grosse et en 1915 les deux fils sont au front (un seul reviendra) et il en va de même pour tous les jeunes hommes disponibles.

Il n’y a plus de bras pour les travaux de la terre et à 59 ans le fermier n’a plus la vigueur de ses fils.

Les trois filles travaillent très dur pour pallier l’absence des hommes. Les prisonniers de guerre français sont donc les bienvenus dans les fermes.

Le temps passe à la ferme, Louis est bien traité et la dernière des trois filles est bien séduisante …

Une jolie idylle donne une petite fille qui est la mère d’Eric.

Le mariage interviendra en 1920 en Allemagne et Louis ramena ensuite sa famille en France où son épouse fut très bien accueillie par sa belle famille française.

De sa courte guerre, Louis a conservé toute sa vie des traces, aussi bien physiques (restes de Shrapnells dans la jambe, blessures mal réparées, claudication, niveau d'invalidité fixé en 1928 à 20 % par la commission de réforme) que psychologiques.

Jusqu’à sa mort il a régulièrement rêvé de ce pauvre jeune allemand qu’il avait blessé presque à bout portant lors d’un assaut et qui mit si longtemps à mourir, geignant dans un trou proche mais trop dangereux à atteindre car les "snipers" allemands veillaient ...

Lorsque plus tard à Paris, lui arrivèrent les courriers officiels l’invitant à venir retirer la médaille commémorative de la grande guerre et la médaille interalliée, il déclara qu'elles ne valaient pas « le prix du ticket de métro pour aller les chercher » !

ailly b

Monument commémoratif du bois d'Ailly.

 

 

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13 mai 2019

Adjudant Maurice Marcq 208e RI

Adjudant Maurice Marcq 208e RI

De la classe 1908, Maurice Marcq a été gravement blessé par éclats d'obus multiples à Hébuterne le 13 juin 1915.

Je recherche un portrait de ce Poilu, merci de votre aide.

 

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09 mai 2019

Soldat Victor Bouret 208e RI

Soldat Victor Bouret 208e RI

 

Natif de Fressin, Victor Bouret est incorporé au 110e RI en octobre 1916 puis passe au 8e RI en janvier 1917.

BOURET

Evacué en juillet (cause inconnue), il passe à la 13e compagnie du 208e RI le 29 août 1917 qu’il rejoint à West-Cappel.

Le 7 octobre, il est en ligne sur le front des Flandres dans le secteur de Mangelaere.

Il fait ensuite des séjours successifs à Verberie, Soissons, Compiègne et Beauvais en mai 1918.

Le 31 mai, il se trouve dans la forêt de Villers-Cotterêts, zone très agitée, puis en juin près de Mosloy.

Le 18 juillet, le régiment attaque Passy en Valois puis Neuilly St-Front.

Le 24, le 4e bataillon dans lequel se trouve Victor repousse une violente contre-attaque.

Après quelques jours de repos, le voici en ligne pour participer à la bataille de l’Ailette vers Pont St-Mard et Crécy au Mont.

Pont St-Mard 208e RI 22 8 1918b

Ces villages sont très défendus par des nids de mitrailleuses, l’avance est lente, les pertes nombreuses.

Relevé le 30 août, le régiment est embarqué en direction de Belfort puis en octobre dans un secteur calme d’Alsace.

Le 11 novembre, se trouvant à Nancy, il apprend que l’armistice est signé.

Il part ensuite en occupation à Wiesbaden avant d’être démobilisé le 12 septembre 1919.

Merci à Henri Hourdé de m’avoir permis de retracer la campagne de son aïeul.

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14 avril 2019

Soldat Georges Duquesne 8e RI

 

Soldat Georges Duquesne 8e RI

 Natif de Maretz, Georges s’engage au 127e RI de Valenciennes le 7 avril 1914.

Lors de la mobilisation, il part de suite avec son régiment vers la Belgique et fait la campagne jusqu’au 12 mai 1915 où il est affecté au 8e RI de St-Omer.

duquene b

Nous n’avons aucun document indiquant la compagnie dans laquelle il se trouvait aussi nous évoquerons le parcours du régiment :

1915 :

5 mai : saillant de Saint-Mihiel au bois d’Ailly puis vallée de l’Aisne secteur de Pontavert jusqu’en août,

Août : repos, région de Pévy et Prouilly dans la Marne.

Août/décembre : vallée de l’Aisne pour des  travaux dans les secteurs du bois de Beau Marais et Berry au Bac, secteur de la ferme du Choléra, Gernicourt, travaux dans la région de Pévy.

1916 l’année des grandes batailles :

Janvier/février : instruction puis camp de Ville en Tardenois (le 3e bataillon est en ligne aux tranchées du Chauffour – Meuse).

Février/mars : Verdun (ferme d’Haudraumont, caserne Marceau, secteur du fort de Souville).

Mars/avril : repos région de Belrain.

Avril/juillet : Chemin des Dames à Paissy etVendresse.

Juillet/août : instruction.

Georges est dirigé vers la Somme, le 15 septembre en ligne au bois d’Anderlu non loin de Combles, il est blessé par éclat d’obus à la cuisse droite et évacué.

 

lieu blessure

Que s’est-il passé ce jour là ?

Voici les faits, la 11e compagnie attaque à 15h00 par les tranchées du Priez et de Trieste, celle-ci ne se déroule pas comme prévu et le 1er bataillon vient l’aider dans sa tâche…

Le 4 mars 1917, Georges est affecté au 165e RI qu’il rejoint le 7 avril…et participe à la bataille des Flandres.

En 1918, il revient dans la Somme près de Hangard en Santerre.

Gazé le 14 avril comme 55 de ses compagnons d’armes, il est évacué vers l’ambulance de Dury près d’Amiens et y décède 10 jours plus tard.

 

Plaque b copie

Mes remerciements s’adressent à Vincent Casiez et à Lynda Lamotte qui ont participé à honorer ce Poilu Mort Pour La France.

Posté par saint_omer 8ri à 08:06 - - Permalien [#]

21 mars 2019

Caporal André Penin 8e RI

Caporal André Penin 8e RI

 

Né à Cuinchy et de la classe 1915, André rejoint le 8e RI dans le secteur des Eparges.

Un mois plus tard ; il est en ligne au tristement célèbre bois d’Ailly avant d’être dirigé vers le front de l’Aisne.

En 1916, il participe à la bataille de Verdun à Haudromont puis à Souville ainsi qu’à la bataille de la Somme à la ferme du Priez et Sailly-Saillissel.

Penin André b

Après cette terrible année, 1917 l’amène dans le secteur de Beauséjour aujourd’hui camp militaire de Suippes où il se distingue en réparant des lignes téléphoniques sous un fort bombardement.

Sur l’Aisne à Craonne le 16 avril 1917, il part vers le front des Flandres avec les galons de caporal et se voit attribuer une 2e citation.

1918, toujours aussi volontaire, André obtient une 3e citation après une nouvelle fois avoir réparé les lignes téléphoniques sous un bombardement.

L’armistice du 11 novembre lui permet enfin d’envisager une nouvelle vie après plus de 4 ans de front mais il doit partir en occupation en Allemagne.

Libéré en août 1919, il s’installe à Labuissière.

Je remercie Murriel Binda de son partage.

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14 mars 2019

Soldat Alfred Bée 8e RI

Soldat Alfred Bée 8e RI

Alfred Bée est né à Auchel.

De la classe  1917, il est incorporé au 8e RI le 6 septembre 1917 et rejoint le front le 19 juin 1918.

Il prend part à l’offensive sur l’Ourcq en juillet à la Ferté Milon puis à Maubry et Ressons où beaucoup de ses camarades tombent.

On déplore 148 tués, 26 disparus et 679 blessés parmi la troupe.

Bee Alfred b copie

Il est ensuite sur l’Ailette en août dans la région de Pont St-Mard avec l’objectif de repousser l’ennemi qui bombarde en permanence.

Le régiment parvient à reprendre la ferme Malhôtel mais il y a 76 tués, 43 disparus et 382 blessés.

ferme malhotel

Après une période de repos, Alfred est dirigé vers l’Alsace dans un secteur calme avant de rejoindre la région de Nancy et y apprend l’armistice.

En janvier 1919, il est muté au 100e RI.

Merci à Patrick Durand sans lequel cette page n’aurait pas pu être écrite à la mémoire de son grand-père maternel.

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11 mars 2019

Soldat Georges Pérony 8e RI

Soldat Georges Pérony 8e RI

Natif de la Loire et de la classe 1916, Georges Pérony est incorporé au 110e RI en avril 1915.

Le 30 novembre, il est affecté au 8e RI qu’il rejoint dans le secteur de Berry au Bac dans l’Aisne.

Après une période d’instruction, il est dirigé vers le front de la Meuse à Verdun !

Arrivé le 25 février, il est en 1ère ligne sur les pentes très raides de la ferme d’Haudromont qu’il faut reprendre sous un bombardement permanent et plusieurs contre-attaques, nuit et jour, sans aucun répi.

 

haudromont c

 

Après 4 jours de combat, il revient vers les casernes Marceau à Verdun avant de remonter en ligne vers le fort de Souville sous la neige et le bombardement.

Georges s’en sort sans aucune blessure et quitte la région le 7 mars.

Après un repos bien mérité, il est dirigé vers le front de l’Aisne dans le secteur de Paissy.

Le 22 mai, il passe au 123e RI puis au 50e RI le 4 octobre 1917.

 

georges perony b

 

Ses excellents états de service lui permettent d’être nommé sergent.

Le 28 août 1918, Georges est très gravement blessé sur le canal du Nord.

Grand mutilé de guerre, il est amputé de la jambe gauche et de l’avant-bras gauche.

Avec 3 citations, la médaille militaire, il est chevalier de la légion d’honneur en 1922 puis officier de la légion d’honneur 10 ans plus tard…

Merci à Mme Claude Robert de m’avoir permis d’honorer son grand oncle.

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21 janvier 2019

Léon Bracq officier d'administration - 7e RIT

Léon Bracq officier d'administration - 7e RIT

De la classe 1895 et natif de St-Folquin, Léon Bracq a été officier d'administration de 3e classe et a vécu à St-Martin au Laert.

Je recherche un portrait de cet officier, merci de me contacter.

Posté par saint_omer 8ri à 18:54 - - Permalien [#]
15 janvier 2019

Capitaine Roger Vinchon 208e RI

Capitaine Roger Vinchon 208e RI

Je recherche un portrait de ce capitaine au parcours exceptionnel durant la Grande Guerre.

Merci d'avance.

Posté par saint_omer 8ri à 13:56 - - Permalien [#]