Saint-Omer- les 8e RI - 208e RI - le 7e RIT

03 octobre 2021

Soldat Fortuné Keneut 7e RIT

Fabricant de parapluies à Dunkerque, Fortuné Keneut est appelé au 73e RI en 1897 et libéré en 1900.

Il quitte Dunkerque et s’installe à Boulogne/mer.

Mobilisé le 3 août 1914, il rejoint le 7e régiment d’infanterie territoriale à Boulogne/mer pour être affecté au 3e bataillon.

Fortuné Keneut 7e RIT 3e à g blog

                                           Fortuné est le 3e en partant de la gauche.

Le bataillon est mis en marche pour occuper les forts de la ceinture de Paris, à Cormeilles, Domont, Montlignon et Montmorency.

L’ennemi étant signalé sur l’Oise, le bataillon vient occuper les forts de Stains, Ecouen, Noisy le Sec et Romainville.

Le 8 octobre, retour à Calais pour garder le secteur jusqu’au 20 août 1915 où c’est un nouveau départ en gare de Dunkerque pour Oosdunkerque, Coxyde et Nieuport, villes déjà détruites par les bombardements.

nieuport b

Nieuport et un boyau.

Le 20 mars 1916, retour à Dunkerque pour la défense et l’organisation de la ville.

Fortuné est rappelé le 16 mai à l’intérieur ; il rejoint le 20 juin au sud de Verdun à proximité des forts.

Il y effectue des travaux de réfection de routes essentiellement la nuit et sous le bombardement.

Le 8 août, le bataillon arrive dans la Somme à Marcelcave pour effectuer des travaux et ravitailler la 1ère ligne.

Le 21 septembre, il embarque à destination de Bergues et reste à Warhem jusqu’au 20 octobre pour embarquer de nouveau à Bergues pour Coxyde.

La relève se fait le 24 novembre pour stationner dans la région de Bergues.

Le 9 décembre, nouveau départ de Dunkerque pour Ressons sur Matz où il faut effectuer des travaux de réfection des voies ferrées.

Le régiment embarque à Noyon le 20 mai 1917 pour gagner Bruyères en Vosges où il s’agit de défendre Ban de Sapt.

Aujourd’hui encore, plusieurs soldats du 7e RIT reposent dans la petite nécropole nationale de Senones.

Le 15 juin, Fortuné est affecté au 1er régiment du Génie au front jusqu’au 15 décembre.

Il passe au 21e Génie au front du 12 avril au 11 novembre 1918.

chicoree

Il est enfin démobilisé le 14 janvier 1919 sans doute bien fatigué, il a 43 ans !

Merci à Madame Françoise Clot de son partage.

 

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03 juin 2021

Soldat Emile Foretz 208e RI

Emile Foretz est né à Sailly sur la Lys en 1888. Mobilisé au 208e RI, il est gravement blessé par éclat d'obus le 6/1/1915 à Souain.

Réformé en 1917, il s'installe au Doulieu.

Je recherche une photo de ce Poilu, n'hésitez pas à me contacter, merci.

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13 mai 2021

Sous-lieutenant Arnould Vast 8e RI

De la classe 1913, Arnould Vast a été fait prisonnier au bois d'Ailly le 5/5/1915.

Je recherche un portrait de ce jeune officier, si vous êtes de ses descendants, n'hésitez pas à m'écrire, merci.

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06 février 2021

Base de données du 7e RIT

Juste un petit message pour vous informer que j'en suis à 2600 Poilus du 7e RIT recensés à ce soir.


Mais ce n'est pas encore terminé aussi si vous recherchez l'un de ces "Pépères", n'hésitez pas à m'écrire, je serai sans doute en mesure de vous répondre.

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12 novembre 2020

Hommageà Léonce Delhelle

Article de la Voix du Nord du 12/11/2020.

Delhelle Léonce VDN 2020

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Hommage à Alphonse Loyer

Article de la Voix du Nord du 9/11/2020.

Loyer Alphonse VDN 2020

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22 avril 2020

Divertissements de la Tranchée

Voici un article du lieutenant-colonel Denisse paru en 1989 dans le bulletin de liaison n°16 de l’Association Nationale du Souvenir de la bataille de Verdun et de la Sauvegarde de ses Hauts Lieux.

Dans son ouvrage « Tranchées de Verdun », Daniel Mornet nous donne au chapitre V, un aperçu des « divertissements de la tranchée ».

« On trouve toujours dans chaque compagnie, de nombreux graveurs ou ciseleurs.

Dans le secteur de Verdun, il y a du moins cet avantage que la matière première ne manque pas.

Il suffit de se baisser pour trouver à foison, des fusées d’obus, des ceintures, des douilles, etc… puis d’ajouter : « on achève une bague, un médaillon, un briquet, un coupe-papier, un encrier. Seuls les artilleurs, les automobilistes et tous ceux qui ne se déplacent pas à pied, peuvent entreprendre les grosses pièces : vases de cuivre, lourds encriers… ».

Mornet, alors sous-lieutenant au 276e RI, consacre 2 pages de son ouvrage à cette distraction, décrivant chaque objet fabriqué et la matière employée.

Mais on ne trouve nulle part, dans cet ouvrage, qualifié d’excellent par Norton Cru, mention de la fabrication artisanale d’un insigne.

Il est vrai que Mornet a vécu dans les tranchées de Verdun de juillet 1916 à mai 1917 et qu’à cette époque, le besoin d’un insigne régimentaire pour une unité d’infanterie ne se faisait nullement sentir.

Par contre, des fanions de compagnie, plus ou moins fantaisistes, existaient.

C’est ainsi que l’ancien commandant de la 3e compagnie du 74e RI écrivait en 1966 : « J’avais été prévenu que les Poilus avaient fait un fanion et qu’ils avaient brodés cette phrase : « EN AVANT, C’EST PAS DUR ».

Avant les attaques, je répétais cette phrase qui faisait rigoler mes Poilus…

Mais ceci se passait en 1915 et 1916.

Le 74e n’eut jamais d’insigne.

Sans doute que l’ami Stéphan Agosto pourra compléter cet article !

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15 novembre 2019

Sergent Henri Hochart 8e RI

Sergent Henri Hochart 8e RI

Henri Hochart, Poilu de Racquinghem a été mis à l'honneur dans la Voix du Nord du 9 novembre 2019.

VDN 9 11 2019 Hochart Henri copie

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08 juillet 2019

Soldat de 1ère classe Marc Creuse 8e RI

Soldat de 1ère classe Marc Creuse

 

Natif de Licques, Marc Creuse est appelé au 8e RI le 10 avril 1915.

Le dépôt du régiment ayant été déplacé à Bergerac, il quitte sa région pour la Dordogne.

En formation dans une section de mitrailleuses, il rejoint ensuite le 8e au front dans le secteur assez calme de la Miette qu’il quitte le 6 janvier 1916 pour les tranchées du Chauffour avant une période d’instruction près de Ville en Tardenois.

marc1 copie copie

Embarqué en camion, il arrive le 25 février à Verdun aux casernes Chevert tandis que le canon tonne très fort sur les hauteurs…

La grande bataille de Verdun est commencée depuis quatre jours et sous la poussée ennemie, il faut défendre et résister.

Telle est la mission de tous les régiments français dont le 8e.

D’emblée, Marc qui se trouve dans la 6e compagnie, est engagé le lendemain soir sur les pentes escarpées menant à la ferme d’Haudraumont (à gauche de Douaumont).

photo carrières Haudromont

Abri français aux carrières d'Haudraumont en 2005.

Les conditions sont très pénibles, froid, neige, nuit noire… et les contre-attaques fusent.

Le 30, il revient aux casernes Marceau qu’il lui faut quitter le 2 mars sous le bombardement pour arriver dans le ravin du fort de Souville dans des conditions dantesques : des cadavres jonchent le sol, la neige est présente et il fait très froid.

Un médecin écrit : « on ne reconnaît plus le ravin, il y a des arbres couchés partout, c’est lugubre d’entendre les cris : brancardiers à boire ! ».

C’est la guerre dans toute son horreur !

Marc quitte la région pour un repos bien mérité et arrive sur le Chemin des Dames dans le secteur assez calme de Paissy.

Après une période d’instruction en août, il arrive dans la Somme où il est blessé le 11 septembre à la lèvre par éclat d’obus alors qu’il se trouve dans la tranchée Brody entre Maurepas et Combles.

Carte combles finale

Il est de retour le 8 octobre et embarque le lendemain à destination de Châlons en Champagne.

Le 17 octobre, il arrive à Somme-Suippes et y cantonne avant de rejoindre la ligne de front à Mesnil les Hurlus puis à Beauséjour le 7 janvier 1917.

Le 12 février, l’artillerie ennemie prépare une attaque qui a lieu trois jours plus tard. Celle-ci, d’une violence inouïe, provoque la perte de plus de 350 soldats.

Le 27 février, arrivée sur le Chemin des Dames en vue de préparer la grande offensive de l’Aisne.

Blessé par éclat d’obus à la face le 12 avril à Beaumarais, Marc est évacué vers l’hôpital temporaire 12 de Melun. Il rejoint le 18 mai.

Embarqué le 8 juillet, il débarque dans les Flandres Belges dans un secteur de l’Yser détrempé et inondé.

Sa brillante conduite lui vaut d’obtenir une citation à l’ordre du régiment le 30 août en ces termes :

« Soldat d’élite de la section franche, s’est montré particulièrement courageux le 9 août en se portant sans hésitation à l’attaque d’une ferme tenue par l’ennemi dans un terrain marécageux qui rendait la progression très pénible. La ferme enlevée, s’est résolument accroché au terrain conquis ».

Cette citation très honorable mérite quelques explications :

- section franche : il s’agit de soldats volontaires pour les coups de main.

- la ferme : suivant le journal de marche, il doit s‘agir de la ferme Champaubert à l’est de Bixchoote.

Boesinge Bixschoote finale

La ferme Champaubert à la croix rouge.

Il reste dans ce secteur à Mangelaere à proximité de la forêt d’Houthulst jusqu’au 16 octobre puis l’ensemble du régiment est relevé pour rejoindre Senlis.

Revenu dans l’Aisne près de Berry au Bac pour y effectuer des travaux, il arrive  au sud de Soissons.

Le 3 juin, le bataillon de Marc (le 2e) doit défendre Dommiers soumis à une forte attaque ennemie.

Durant celle-ci, il est blessé par balle au poignet gauche et évacué vers Laval.

Il rejoint le 8 août près de Château-Thierry et prend part aux combats de Pont St-Mard qu’il faut absolument reprendre.

Gazé le 25 août, il est évacué vers l’hôpital complémentaire 45 de Troyes.

Pont St-Mard 8e RI 22 8 1918b

Après 4 blessures, la guerre est enfin terminée pour Marc le miraculé, sans aucun doute !

Guéri, il rejoint une dernière fois le 8e le 5 janvier 1919 en Rhénanie.

Libéré le 13 août, il s’installe quelques années plus tard dans la région parisienne.

Croix de guerre avec étoile de bronze et autorisé à porter la fourragère aux couleurs de la croix de guerre, il décède en 1939.

Merci à Jérôme son arrière petit-fils de son partage de documents.

 

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17 mai 2019

Soldat Louis Morel 8e RI

Soldat Louis Morel 8e RI

Une fois n'est pas coutume, voici la biographie de Louis Morel vue par son petit-fils Eric Barsellotti que je remercie à cette occasion :

 

"Louis MOREL figure parmi les 1202 disparus du 8e RI le 5 mai 1915 lors des combats du bois d'Ailly.

Louis Morel b

En fait, il est grièvement blessé aux jambes par des Shrapnells et ne peut plus se déplacer.

Désormais immobilisé à terre mais conscient, il voit avec terreur arriver les Bavarois du 3e corps d’armée allemand qui ne peuvent être que des « nettoyeurs de tranchées ».

L’un d‘eux s’approche, tire de sa botte son poignard réglementaire, il est probable que Louis ferme les yeux et revoit un instant sa courte vie, il n’a que 20 ans.

A sa grande surprise le soldat allemand se contente de trancher son lourd ceinturon de cuir, simplement pour l’alléger d’un équipement désormais inutile, puis le charge sur ses épaules et l’emporte vers les lignes allemandes !

Soigné, Louis est transféré au camp de Stuttgart dans le royaume de Wurtemberg.

Plus tard, il est affecté à la ferme de la famille V. dans un village au sud-est de la ville de Bad-Mergentheim.

La ferme des V. est assez grosse et en 1915 les deux fils sont au front (un seul reviendra) et il en va de même pour tous les jeunes hommes disponibles.

Il n’y a plus de bras pour les travaux de la terre et à 59 ans le fermier n’a plus la vigueur de ses fils.

Les trois filles travaillent très dur pour pallier l’absence des hommes. Les prisonniers de guerre français sont donc les bienvenus dans les fermes.

Le temps passe à la ferme, Louis est bien traité et la dernière des trois filles est bien séduisante …

Une jolie idylle donne une petite fille qui est la mère d’Eric.

Le mariage interviendra en 1920 en Allemagne et Louis ramena ensuite sa famille en France où son épouse fut très bien accueillie par sa belle famille française.

De sa courte guerre, Louis a conservé toute sa vie des traces, aussi bien physiques (restes de Shrapnells dans la jambe, blessures mal réparées, claudication, niveau d'invalidité fixé en 1928 à 20 % par la commission de réforme) que psychologiques.

Jusqu’à sa mort il a régulièrement rêvé de ce pauvre jeune allemand qu’il avait blessé presque à bout portant lors d’un assaut et qui mit si longtemps à mourir, geignant dans un trou proche mais trop dangereux à atteindre car les "snipers" allemands veillaient ...

Lorsque plus tard à Paris, lui arrivèrent les courriers officiels l’invitant à venir retirer la médaille commémorative de la grande guerre et la médaille interalliée, il déclara qu'elles ne valaient pas « le prix du ticket de métro pour aller les chercher » !

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Monument commémoratif du bois d'Ailly.

 

 

Posté par saint_omer 8ri à 13:57 - - Permalien [#]