26 avril 2008
Repos à Ante.
Repos à Ante.
Le 21 avril 1915, le régiment se met en mouvement dès le matin et va cantonner : les 1er et 3e bataillons à Mondrecourt, l’état-major et le 2e bataillon à Heippes.
Le 24 avril, l’ensemble se dirige vers Vaubécourt et le 25 il part cantonner à Ante et Sivry sur Ante.
Le 26 avril, quelques nominations sont prononcées parmi lesquelles :
Le capitaine René Jourdan : chevalier de la légion d’honneur,
Le chef du 3e bataillon Paul Glaizot : chevalier de la légion d’honneur,
Le capitaine Paul Delarue : chevalier de la légion d’honneur.
L’adjudant Ferdinand Barras, le sergent Léon Vigoureux, le soldat de 1ère classe Charles Duhamel, reçoivent la médaille militaire suite aux combats de Braquis.
Le 27 avril, le régiment est transporté vers Commercy avant de rejoindre à pied les casernes de Lérouville où il arrive le soir.

19 avril 2008
Repos à Rupt en Woëvre
Repos à Rupt.
Le régiment se repose encore quelques jours à Rupt en Woevre qu’il quitte le 17 avril 1915.
Il va cantonner à Petit Monthairon et à Landrecourt où il reste jusqu’au 20 avril 1915.
Le soldat Albéric Bincteux reçoit la médaille militaire avec la citation suivante :
« Parti avec la compagnie en début de campagne, a été blessé à la cuisse gauche le 6 septembre 1914 en entraînant bravement ses camarades à l’assaut. A été amputé ».
Voici la citation du soldat Charles Boutroy :
« S’est conduit vaillamment le 13 ocotbre 1914, a été grièvement blessé d’une balle à la jambe gauche et à dû subir l’amputation de la cuisse droite ».
Voici la citation du caporal Emile Lengagne :
« Au cours d’un violent bombardement le 24 décembre 1914, a reçu un éclat d’obus à l’œil gauche au moment où il dirigeait bravement la défense d’un élément de tranchée. A dû subir l’ablation de l’œil ».

Le monument aux morts.
Le canon de Rupt.
12 avril 2008
Les Eparges
Les Eparges.
C’est dans la nuit du 7 au 8 avril 1915 que le régiment est mis en alerte puis mis en route à 3h.
Il passe au fort du Rozelier et arrive à la tranchée de Calonne où il bivouaque au carrefour menant à Mont sous les Côtes (actuellement Mont Villers).
A 18h, il passe à Mesnil sous les Côtes et arrive aux Eparges en soutien au 106e RI et au 25e BCP comme suit :
Les 7e et 8e compagnies à l’ouest en renfort du 106e RI
Le 1er bataillon au centre avec le 25e BCP
Les 5e et 6e compagnies au sud dans les abris.
Durant la nuit, la 4e compagnie attaque et enlève un élément de tranchée.
Le 9 avril, le 3e bataillon enlève à son tour deux tranchées nommées XLS et XSK, le 1er bataillon enlève la tranchée DK, le 2e enlève également quelques éléments.
Le 3e bataillon attaque de nouveau et enlève des parties de tranchées nommées SI et SK mais il ne parvient pas à s’emparer du fortin. L’attaque est renouvelée le soir mais elle échoue.
Durant ce temps, l’artillerie lourde allemande pilonne les lignes et provoque de nombreuses pertes.
Pertes du jour : 24 tués, 137 blessés et 94 disparus.
Le 10 avril, le temps est très mauvais, le terrain est détrempé et les boyaux sont encombrés, l’attaque du point X programmée à deux reprises est reportée.
Le 25e BCP est relevé par un bataillon du 301e, le lieutenant-colonel Roubert prend donc le commandement du secteur est.
Pertes du jour : 34 tués, 181 blessés et 89 disparus.
Le 11 avril, l’attaque de ce jour a lieu à 3h mais elle échoue encore. Durant la journée, le bombardement est intense et à 18h, l’attaque est relancée et échoue encore.
Le chef du 2e bataillon Millet est tué.
Pertes du jour : 37 tués, 123 blessés et 65 disparus.
Le 12 avril, nouvelle attaque du point X à 4h30 toujours sans succès. La relève est en vue, elle est assurée par le 110e RI dès le soir.
Pertes du jour : 18 tués, 50 blessés, 35 disparus.
Le 13 avril, le 8e vient cantonner à Rupt en Woëvre en perdant encore 16 blessés, 1 tué et 1 disparu.
Voici l’ordre général signé Guillaumat
"Après un combat acharné, la forteresse des Eparges a été enlevée en entier aux allemands dans des conditions particulièrement difficiles. Le terrain était totalement bouleversé par les projectiles et détrempé au point qu’on a dû opérer le sauvetage d’hommes enlisés.
Le Général commandant le groupe provisoire de l’Est, adresse ses félicitations aux troupes de la 12e DI ainsi qu 8e d’infanterie, lequel, mis à la disposition du Vie corps, a pris une part brillante à l’enlèvement du dernier réduit de l’ennemi.
En transmettant ces félicitations au 8e, le Général y joint des félicitations personnelles.
Il est heureux de constater que les troupes du 1er CA, partout où elles sont employées, justifient la belle réputation qu’elles se sont acquises au cours de la guerre et, en dernier lieu, dans la bataille livrée en Champagne".
Commentaire : il me paraissait nécessaire de retranscrire cet ordre général qui montre parfaitement bien l’engagement total du 8e RI trop peu évoqué voire ignoré des récits de guerre.
Ces combats aux Eparges ont coûté au 8e : 114 tués, 507 blessés et 284 disparus en cinq jours, pour quelques centaines de mètres de terrain gagné…
Voici quelques liens avec photos et cartes pour vous permettre de mieux situer la zone :
http://pagesperso-orange.fr/jmpicquart/Eparges.htm
http://vestiges.1914.1918.free.fr/Eparges.htm
http://www.14-18enlorraine.com/Eparges.html
http://memorial-de-verdun.fr/p-organiser-une-sortie-scolaire-aux-eparges.html
http://pagesperso-orange.fr/liddes.genealogie/imgeparges.htm

05 avril 2008
En repos à Verdun
En repos à Verdun.
Après avoir été au repos durant quelques jours, c’est le 1er avril que le régiment se met en route. Il passe à Sommaisne, Beauzée et cantonne à Bulainville.
Le 2 avril, l’ensemble du régiment arrive à Nixeville et y cantonne dès le midi.
Dans la matinée du 3 avril, il vient cantonner à la caserne Chevert située à l’est de Verdun.

Au cours de ces quelques jours de repos, le sergent Gaston Vanhersercke reçoit la médaille militaire.
Voici le texte de la citation :
« Tous les officiers de la compagnie ayant été mis hors de combat, a pris le commandement de cette unité au moment où elle se trouvait soumise à un feu violent de l’ennemi.
Malgré une situation critique et de pertes sensibles par son énergie et son sang-froid, a maintenu ses hommes dans leurs positions et conservé la tranchée que sa compagnie venait de conquérir ».









