27 juin 2009
Le lieutenant Georges Lefebvre
Le lieutenant Georges Lefebvre.
C’est en novembre 1894 que Georges Lefebvre rejoint le 73e d’infanterie à Béthune où, après la période d’instruction, il est nommé caporal avant de suivre les cours de préparation d’officier de réserve et d’en sortir aspirant.
Libéré de ses obligations militaires, Georges reprend ses études et obtient son diplôme de docteur en droit en 1899.
Il se marie en 1902 et en 1906, il s’installe à Saint-Omer en tant que notaire.
Vient le 1er août 1914, Georges est informé de la mobilisation générale par son clerc.
Il est alors lieutenant au 7e d’infanterie territoriale de Saint-Omer.
Après avoir d’abord intégré une commission de réquisition, il rejoint la 21e compagnie sous les ordres d’un capitaine et composée de 30 sous-officiers et de 800 hommes de troupe.
Fin août, il est dirigé vers Lisieux puis rejoint Bergerac où les dépôts des 8e et 208e d’infanterie se mettent en place.
C’est ainsi qu’il assiste aux divers exercices et manœuvres de sa compagnie.
Au printemps 1915, il passe au 95e territorial et rejoint Brive la Gaillarde.
Quelques semaines plus tard, il embarque en train et arrive dans la haute vallée de la Thur, à Cornimont puis à Thann au printemps 1916.
Nommé capitaine, il est affecté au 5e bataillon du 76e territorial en stationnement sur les hauteurs dominant Kruth et la vallée de Saint-Amarin.
Le temps passe, l’hiver arrive, il fait très froid -27°, la compagnie perd 40 hommes pour pieds et mains gelés…
En mars 1917, il est affecté à la direction des étapes de la 7e armée à Lure où il écrit : « c’était un poste bureaucratique de tout repos…. ».
En octobre 1918, un emprunt national lui permet son retour à Saint-Omer puis il rejoint Remiremont avant d’être démobilisé.
Voici le texte de la citation à l’ordre de la brigade qu’il a reçue le 25 décembre 1918 :
« Officier d’une haute valeur morale. Commandant en 1915 et 1916, une compagnie territoriale chargée de travaux de campagne dans la vallée de la Thur, a su obtenir sous des bombardements fréquents, un excellent rendement grâce à ses exemples de courage et de sang-froid ». Signé : général de division Cauboue.
Remerciements à Monsieur Jacques Delecourt, Hélène et Patrice.

21 juin 2009
Des tués à Paissy
Des tués à Paissy.
Alors que les journées semblent calmes au 8e, des hommes tombent ou décèdent des suite de leurs blessures...
Parmi ceux-ci, notons :
- le soldat Enoc Chabrie originaire de Tonneins 47, tué à Troyon le 20 juin,
- le soldat Edmond Deblonde originaire de Lens, tué à Paissy le 20 juin,
- le soldat Alfred Buriez originaire d'Haubourdin, tué à Troyon le 20 juin,
- le soldat François Gottrand originaire de Vieille-Chapelle, tué à Paissy le 20 juin.
Ces soldats reposent dans la nécropole de Cerny en Laonnois, ci-dessous, voici les photos de leur sépulture.




10 juin 2009
Paissy en juin
Paissy en juin.
Après les journées calmes de la fin mai, le 8e est toujours en ligne à Paissy.
Le 1er juin, c’est le chef de bataillon Mougin qui prend le commandement du 3e bataillon. C’est aussi la journée des coups de main après préparation du terrain par les mortiers de 58.
Il en existe de 2 types dont les projectiles sont destinés aux tranchées proches, leur portée variant de 450m à près de 900m. L’un d’eux évoluera et aura une portée de 1500m en 1917.
L’ennemi réagit et envoie des seaux à charbon qui sont des cylindres métalliques contenant une charge explosive, je n’en connais pas la portée ni l’efficacité.
S’en suit alors un combat à la grenade, il y a 1 tué et 5 blessés.
Les jours suivants sont calmes et le 4, l’organisation change quelque peu, le secteur du 8e s’élargit.
Le 1er bataillon se trouveà l’est et le 2e à l’ouest.
C’est le 14 juin que le 3e bataillon remplace le 1er qui part au repos.
Voici les 2 types de mortiers en 1916.


01 juin 2009
Paissy fin mai 1916
Paissy fin mai 1916
Le 18 mai 1916, le lieutenant-colonel Roubert prend provisoirement le commandement de la 4e brigade tandis que le chef de bataillon Vignal prend celui du 8e.
Les journées sont calmes sur le front de Paissy.
Le 25 mai, le chef de bataillon Vignal est nommé lieutenant-colonel et prend le commandement du 55e RI le 28 mai. Le lieutenant-colonel Roubert rejoint le 8e.










