Sergent Armand Boutringhin 208e RI

 

Appelé le 8 avril 1915, Armand quitte son village de Wanquetin pour rejoindre le 8e régiment d’infanterie, il a 19 ans.

Après avoir fait ses classes, il est muté au 208e régiment d’infanterie le 14 mars 1916 et affecté à la 23e compagnie sur le front de la Somme le 1er août.

C’est à Lihons qu’il est blessé par éclats d’obus et dirigé vers l’hôpital de Montdidier.

Après les combats de Chaulnes et une période de repos bien méritée, Armand rejoint le front de Champagne ; il est caporal depuis le 10 novembre.

 

Boutringhin 208

 

Un mois plus tard, il est au camp de Mailly avant d’effectuer son retour au front dans le secteur de Maison de Champagne où l’artillerie ennemie se déchaine le 14 février 1917.

Armand se trouve à ce moment à Laval/Tourbe, il monte en ligne très rapidement.

Dans ce contexte, il se voit décerner une citation à l’ordre du régiment dont voici le texte :

« A fait preuve de courage et de sang-froid en tenant un barrage établi à la suite d’une violent attaque ennemie. Croix de guerre avec étoile de bronze. »

Mais une autre épreuve l’attend avec la bataille de Craonne où les 8e et 208e ont été réunis.

Les pertes sont énormes… aujourd’hui encore, un monument rappelle la bravoure de ces Poilus ; celui-ci se trouve au lieu-dit Chevreux dans le carrefour.

 

mam

 

Mais revenons aux évènements de l’année 1917 où après un nouveau séjour au camp de Mailly, le régiment est embarqué et débarqué à Bergues le 10 juillet.

Il attaque les fermes dans le secteur de Hetsas au nord d’Ypres et poursuit en octobre jusqu’à Mangelaere.

Jusqu’à ce moment, la 23e compagnie d’Armand a vu un changement régulier d’officiers, c’est d’ailleurs le capitaine Lacoste qui la commande.

Après ces semaines de combats dans les Flandres, le régiment est dirigé vers Senlis, cantonne à Verberie puis dans la région de Soissons et de Compiègne.

Armand est nommé sergent en décembre.

C’est près de Beauvais qu’il manœuvre avec les nouveaux tanks Renault en mai 1918.

Une nouvelle offensive est conduite dans la région de Villers-Cotterêts, le régiment se trouve en 1ère ligne notamment dans le secteur de Mosloy le 4 juin.

Le 29 juin, le 208e attaque le plateau du Sépulcre vers Passy en Valois, la position est conquise après fait de nombreux prisonniers.

Nous voici le 18 juillet, c’est la bataille de l’Ourcq, le village de Neuilly St-Front est occupé puis Ressons est prise après une forte résistance.

Le 26 juillet, Armand se trouve à proximité de la côte 174 non loin de la Poterie.

Après une période de repos, le 208e est engagé dans la bataille de l’Ailette ; la ferme Malhotel près de Pont St-Mard est prise de haute lutte.

 

ferme malhotel

La ferme Malhotel en 2011

 

Le 26 août, enfin relevé, le 208e rejoint la région de Belfort le 12 septembre puis occupe le secteur calme de l’Hilsenfirst en Alsace.

Le 11 novembre, il se trouve dans la région de Nancy et apprend que l’armistice est enfin signé.

Le 208e a bien rempli sa mission, il part en occupation à Wiesbaden pour être dissous le 15 février 1919.

Armand revient au 8e pour être démobilisé le 4 septembre.

 

Je remercie Arlette, sa petite-fille, de son partage.