24 octobre 2009
La ferme de Beauséjour
La ferme de
Beauséjour.
Le 7 octobre
1916, le régiment arrive à Loeuilly et ses environs, ce sont alors 500 soldats
et 25 sous-officiers qui viennent renforcer les bataillons.
Le 9
octobre, après l’arrivée de 48 soldats et 2 sous-officiers, le régiment embarque
à Conty pour débarquer à Châlons en Champagne.
Après
plusieurs jours de repos, le 3e bataillon se met en route en
direction du camp Allègre près de Laval sur Tourbe. Le 17, le 2e
bataillon et l’état-major arrivent à Somme-Tourbe.
Le 3e
bataillon monte en ligne au nord de Mesnil les Hurlus dans le quartier des
Loups.
Le 18, c’est
le 2e bataillon qui arrive en ligne. Quant au 1er
bataillon qui se trouve à Bussy le Château, celui-ci vient cantonner au camp
Allègre le 19 pour être en ligne à Beauséjour le 28.
Le 30, le 3e bataillon y arrive tandis que le 2e revient au camp Allègre.


La carte ne sert qu'à vous indiquer la position du 8e RI car elle date de l'hiver 1915.
10 octobre 2009
La bataille de la Somme 2
La bataille
de la Somme 2.
Le 15
septembre, l’attaque continue avec la mission de s’établir à l’ouest de
Combles. C’est la 11e compagnie qui s’élance à la grenade aidée du 1er
bataillon.
La tranchée
prise étant pratiquement détruite, le génie effectue les travaux de remise en
état.
Le
bombardement est continuel, les 16 et 17 septembre, plus de 50 soldats sont
tués.
Le 18
septembre, des reconnaissances en plein jour sont organisées sur les tirs de
mitrailleuses. Celles-ci permettent l’organisation d’une nouvelle attaque en
vue d’approcher le village.
Le 19
septembre, le régiment est relevé sur ses positions par le 43e
d’infanterie et part bivouaquer plusieurs jours près de Maricourt.
Le 25
septembre, le 2e bataillon et l’état-major rejoignent Hardecourt
et le 3e bataillon, Maricourt,
il est alors en réserve de corps d’armée.
Le 27
septembre, il est en ligne au sud de Combles puis reçoit l’ordre de se porter
non loin de Frégicourt, des reconnaissances sont effectuées le 29, le 110e
est relevé durant ce temps.
Des
tranchées sont creusées pour une nouvelle organisation, les positions se
trouvent au nord-est de Combles de la
chapelle au sud de Frégicourt.
Le 1er
octobre, l’attaque se déroule au sud de la tranchée de Morval et de Prilep, le
350e est à gauche et le 161e à droite.
La 7e
compagnie pénètre dans la tranchée de Prilep sous un déluge de balles de
mitrailleuses, la 9e compagnie est stoppée, le 350e l’est
également.
Les
compagnies restent sur leurs positions, l’artillerie lourde est en action durant
toute la nuit.
Le 3
octobre, l’ennemi continue de bombarder les positions, 10 soldats sont tués, 29
sont blessés, 2 sont disparus. Parmi ceux-ci notons les soldats Alfred Bréant
et Julien Pastourel de Bailleul…
Le 4
octobre, toutes les artilleries tirent en vue de l’attaque envisagée dès 6
heures.
C’est ce
qui se produit avec le grand courage des sous-lieutenants Fontaine, Lemaire et
Schoettel qui emmènent leurs hommes. La tranchée de Prilep est très vite prise
et occupée par le 2e bataillon.
Puis c’est
la tranchée de Morval qui est prise à son tour avec l’aide du 350e.
La bataille
de la Somme est terminée pour le 8e qui est relevé par le 65e
BCP et le 350e RI.
Il rejoint
la ferme Bronfay pour être embarqué le 6 octobre à destination de Loeuilly.


16 septembre 2009
La bataille de la Somme
La bataille
de la Somme.
C’est le 26
août 1916 que le 8e arrive à Bouzencourt avant de rejoindre le camp
Gressaire situé au nord de Chipilly.
Le 5
septembre, le 3e bataillon relève le 1er du 127e
aux tranchées Savernake et des Fous situées au nord de Maurepas. Les autres
bataillons et la CHR arrivent à la Halte de Maurepas.
Le 6
septembre, le 8e est en 2e ligne à droite du 110e.
L’après-midi le 3e bataillon est relevé et revient à l’ouest de
Maurepas.
Le
bombardement est continuel en ce 8 septembre, les obus à gaz sont utilisés.
Le 11
septembre, les tranchées de 1ère ligne sont fortement bombardées, il
est fort probable que l’ennemi ait eu vent d’une prochaine attaque qui est
prévue le 12, les 1er et 2e bataillons seront à l’ouest
du bois d’Anderlu tandis que le 3e restera en réserve dans les
tranchées de Brody et du Caucase situées au nord de Le Forest.
Le 12
septembre vers 12h30, les 2 bataillons attaquent comme prévu en plusieurs
vagues après une préparation d’artillerie. Le bois d’Anderlu est pris,
direction la tranchée de l’Hôpital lorsque les bataillons sont pris d’enfilade
par les mitrailleuses. L’attaque est provisoirement stoppée.
Vers le
soir et après une nouvelle préparation d’artillerie, le 1er
bataillon repart à l’assaut mais il est stoppé par les tirs de mitrailleuses,
les barbelés n’étant que partiellement détruits, face à la tranchée de
l’Hôpital. Quant au 2e bataillon, celui-ci s’organise sur sa
position..
La nuit
tombe, les pertes sont nombreuses… l’ennemi tente une contre-attaque qui est repoussée.
L’objectif
du lendemain est de prendre la ferme le Priez avec l’aide de 2 bataillons du 33e
RI.
C’est ce
qui se passe mais ceux-ci sont arrêtés par les tirs de mitrailleuses
contrebattues par les canons de 37. La tranchée de l’Hôpital est prise, pleine
de tués !
La
progression est alors stoppée.
La mission
du lendemain consiste à poursuivre vers l’est de Combles…
Le 1er
bataillon, emmené par le commandant Broussaud, attaque la ferme vers 17h et
l’enlève tandis que le 2e continue de progresser vers le nord.
Le commandant est tué lors de l’attaque avec près de 20 soldats tandis que les autres découvrent de nombreux cadavres allemands.
Voici le
plan de l’attaque menée et un monument en place à la ferme de l’Hôpital à la
mémoire d’Edouard Naudier tombé en ce lieu quelques jours plus tard.


28 août 2009
Août au 8e.
Août au 8e
Après avoir
stationné à Longueval puis à Fismes, le 8e arrive à Romigny près de
Ville en Tardenois.
Le 4 août,
les bataillons font mouvement : le 1er arrive à Anthenay, les 2e
et 3e à Vandières sous Châtillon et cantonnent.
Le 6 août,
ils sont à Coulonge-Cohans et le 7, ils embarquent à Fère en Tardenois en 4
trains !
Le 7 août,
l’état-major et la CHR débarquent à Conty au sud-ouest d’Amiens et partent
cantonner à Namps au Val près de Poix de Picardie.
Les 1er
et 2e bataillons débarquent à Boves et cantonnent à St-Fuscien et
Pissy près d’Amiens tandis que le 3e débarque à Saleux pour
cantonner à Revelles.
Vient une
période de repos jusqu’au 26 où le régiment est embarqué en autos en direction
de Bouzincourt au nord-ouest d’Albert.
La bataille
de la Somme se prépare…

23 août 2009
Juillet au 8e
Juillet au
8e
Les
positions ne changent guère, le 16 juillet, l’état-major s’installe à Vendresse
tandis que les cantonnements sont en place à Bourg et Paissy.
Le 20
juillet, une préparation d’artillerie se déroule en vue d’effectuer une brèche.
Le 24 juillet,
le 1er bataillon s’est installé dans le bois de Bourg avant de rejoindre le cantonnement de
Longueval.
Le 26
juillet, les bataillons rejoignent la région de Romigny.
Le 28
juillet, le régiment est passé en revue par le général Guignabaudet. Des
récompenses sont remises aux soldats s’étant distingués ainsi qu’aux grands
blessés des mois précédents.
Parmi ceux-ci, on trouve :
Pierre
Aubert, soldat infirmier,
Georges
Decoin, sergent, amputé de la cuisse gauche,
Joseph
Hivart, perte de l’œil droit,
Pierre
Rembert, perte de l’œil gauche,
Georges
Muselet, perte de l’œil droit,
Charles
Froideval, « gueule cassée »,
Louis
Halluin, amputé partiel du pied gauche,
Auguste
Dufossé, amputé partiel des deux pieds,
Bertin
Podvin, perte du bras droit,
Georges Barbe,
amputé du bras gauche,
Gaston
Cordonnier, amputé du bras droit,
Albert
Duthille, impotent du bras droit,
Marie
Ducrocq, impotent du bras gauche,
Ernest
Courtin, amputé du bras droit,
Emile
Defasque, « gueule cassée »,
Louis
Courbot, amputé de 4 doigts,
Auguste
Merlier, impotent de la main droite,
Julien
Clément, impotent main droite.
21 juin 2009
Des tués à Paissy
Des tués à Paissy.
Alors que les journées semblent calmes au 8e, des hommes tombent ou décèdent des suite de leurs blessures...
Parmi ceux-ci, notons :
- le soldat Enoc Chabrie originaire de Tonneins 47, tué à Troyon le 20 juin,
- le soldat Edmond Deblonde originaire de Lens, tué à Paissy le 20 juin,
- le soldat Alfred Buriez originaire d'Haubourdin, tué à Troyon le 20 juin,
- le soldat François Gottrand originaire de Vieille-Chapelle, tué à Paissy le 20 juin.
Ces soldats reposent dans la nécropole de Cerny en Laonnois, ci-dessous, voici les photos de leur sépulture.




10 juin 2009
Paissy en juin
Paissy en juin.
Après les journées calmes de la fin mai, le 8e est toujours en ligne à Paissy.
Le 1er juin, c’est le chef de bataillon Mougin qui prend le commandement du 3e bataillon. C’est aussi la journée des coups de main après préparation du terrain par les mortiers de 58.
Il en existe de 2 types dont les projectiles sont destinés aux tranchées proches, leur portée variant de 450m à près de 900m. L’un d’eux évoluera et aura une portée de 1500m en 1917.
L’ennemi réagit et envoie des seaux à charbon qui sont des cylindres métalliques contenant une charge explosive, je n’en connais pas la portée ni l’efficacité.
S’en suit alors un combat à la grenade, il y a 1 tué et 5 blessés.
Les jours suivants sont calmes et le 4, l’organisation change quelque peu, le secteur du 8e s’élargit.
Le 1er bataillon se trouveà l’est et le 2e à l’ouest.
C’est le 14 juin que le 3e bataillon remplace le 1er qui part au repos.
Voici les 2 types de mortiers en 1916.


01 juin 2009
Paissy fin mai 1916
Paissy fin mai 1916
Le 18 mai 1916, le lieutenant-colonel Roubert prend provisoirement le commandement de la 4e brigade tandis que le chef de bataillon Vignal prend celui du 8e.
Les journées sont calmes sur le front de Paissy.
Le 25 mai, le chef de bataillon Vignal est nommé lieutenant-colonel et prend le commandement du 55e RI le 28 mai. Le lieutenant-colonel Roubert rejoint le 8e.

15 mai 2009
Retour sur l’Aisne 1
Retour sur l’Aisne 1
Le 16 avril 1916, le 8e est en ligne sur le Chemin des Dames sur une ligne allant de Troyon au Poteau d’Ailles. La carte jointe date de 1917, elle permet seulement de situer l’emplacement du 8e !
Le 18 avril, le sous-lieutenant Zehnacker est tué par balle, originaire de Cognac, il repose dans la nécropole de Cerny en Laonnois.

C’est le 23 avril au soir que l’ennemi bombarde l’ensemble du front et occasionne de nombreuses destructions. Il y a 8 disparus, 7 tués et 9 blessés.
Le 25 avril, la même opération reprend, c’est le soldat Pierre Huet originaire de la région nantaise qui est tué. Il repose également à Cerny en Laonnois.

Après un renouvellement du bombardement le 30 avril, le 1er mai est une journée calme alors que le 4 mai, 9 soldats sont blessés, 2 sont tués par balle au cours de travaux.
Le 10 mai, des coups de main sont préparés. Les hommes du sous-lieutenant Lecomte doivent pénétrer dans une tranchée allemande et faire des prisonniers. Ils pénètrent bien dans la tranchée ennemie mais n’y trouvent personne !
Le 14 mai, le lieutenant-colonel Roubert qui était depuis plusieurs jours en permission, effectue son retour.
16 avril 2009
Retour sur l'Aisne
Retour sur l’Aisne.
C’est le 2 avril que le 8e embarque à Ligny en Barrois pour arriver à Château-Thierry et Mézy en pleine nuit.
Le 3 avril, les cantonnements sont les suivants :
Barzy sur Marne pour l’état-major et la CHR,
Jaulgonne pour le 1er bataillon,
Fresnes pour le 2e bataillon,
Marcilly pour le 3e bataillon.
Les jours suivants se passent en repos jusqu’au 12 où c’est le départ pour Fismes.
Le 13 avril, le 8e est aux tranchées de Paissy après avoir relevé le 249e RI.
Après les reconnaissances, les bataillons procèdent à la relève des bataillons en place dont notamment l’un du 123e RI.










