17 mai 2008
Mai 1915 et Marbotte
Mai 1915.
Après les combats du bois d’Ailly, le régiment est dirigé vers Cousances aux Bois puis vers Void.
Embarqué en train, il arrive à Epernay et cantonne à Cumières le 13 mai.
Le 15 mai, départ en autos pour cantonner à Branscourt, Courcelles-Sapicourt et Rosnay où il reste jusqu’au 26 mai.
Revenons à Marbotte où je me suis rendu à deux reprises dont dimanche dernier.
Il est toujours émouvant de se rendre dans sa petite église où tant de corps ont été déposés avant d'être inhumés dans la nécropole.
Vous pourrez y visiter un musée, meiux vaut appeler la mairie avant de vous mettre en route.
Je vous propose des photos originales en remerciant en fois de plus et chaleureusement Frédéric.




Les vitraux de l'église sont superbes et reflètent toutes les souffrances de la guerre.
04 mai 2008
Le bois d'Ailly
Le bois d’Ailly.
Le 29 avril, le 1er bataillon se trouve à Brasseitte, une compagnie se trouve au bois des Mullots.
Le lendemain, le 2e bataillon se trouve dans le ravin du bois des Mullots avant de recevoir l’ordre de retourner à Mécrin puis à Lérouville.
Le 4 mai, le régiment est en ligne dans le secteur dit « Tranche d’Ailly » allant de Brasseittte au bois d’Ailly. Durant cette journée le capitaine Lemar est blessé.
Le 5 mai se produit un évènement extraordinaire qui mérite d’être conté : l’officier rédige le journal de marche lorsqu’un éclat d’obus traverse la toiture de la maison où il écrit. Le journal de marche est percé en partie basse…
Les allemands attaquent en force, une section du 134e est massacrée sur sa position au nord de Brasseitte, puis ils arrivent vers la gauche où se trouve le 2e bataillon et à l’arrière du 3e bataillon dont les tués et les prisonniers sont les plus nombreux.
Parmi ceux-ci, le chef de bataillon Glaizot, les capitaines Jourdan et Delarue, qui venaient d’être promu chevalier de la légion d’honneur, le lieutenant Ducanchez, seront dirigés vers le camp d’Ingolstadt…
Les compagnies se trouvant à Mécrin, permettent de contre-attaquer et de reprendre la carrière de la Sablière qui avait été emportée par l’attaque allemande.
Ce 5 mai restera une journée noire pour le régiment qui a subi des pertes très lourdes : 1202 blessés, tués et disparus !
Le 7 mai, l’ensemble du régiment est relevé et dirigé vers Pont sur Meuse.










