Saint-Omer- les 8e RI - 208e RI - le 7e RIT

Il s'git des parcours de guerre et de l'histoire des hommes qui servirent aux 8e RI - 208e RI et 7e RIT de Saint-Omer durant la Grande Guerre.

05 juillet 2008

Soldat Ernest Wissocq

Ernest WISSOCQ.

Natif de Calais, Ernest Wissocq, de la classe 1905 du recrutement de Saint-Omer se trouve au 107e régiment d’infanterie en 1917.


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Voici les évènements relatés dans l’historique du régiment :

« A la fin de janvier 1917, le régiment est affecté au secteur des Dardanelles, en Champagne, entre Souain et la ferme de Navarin.

Il faisait un froid terrible, qui ne permettait pas d'enfoncer un outil en terre.

Aussi chacun s'adonna-t-il avec la plus grande ardeur à renforcer des défenses accessoires, seul travail possible.

Nos chefs craignaient qu'une attaque ennemie ne vint devancer leurs projets : journellement des patrouilles sortaient dans le "no man's land" pour observer l'adversaire qui ne pénétra pas plus nos projets que nous les siens.

Au début d'avril, alors que la 24° division se préparait à prendre part à la grosse attaque de Champagne, elle demande un bataillon de renfort.

Le 1er bataillon du 107° R.I. lui fut envoyé à l'est d'Auberive, quartier du "Mauvais Coin".

Les préparatifs étaient formidables et nos poilus, depuis la Somme, n'avaient pas perdu leur élan.

Le capitaine PAILLÉ, sachant que le tour d'attaque était à sa compagnie, la 3°, réclame la première place: cette compagnie devait pleinement justifiée la confiance qu'on avait en elle.

On voyait peu à peu approcher le grand jour, le bataillon ayant fait lui-même tous les préparatifs : apport des munitions, installation des crapouillots, exécution des tranchées de départ et des brèches dans nos réseaux.

Certaines patrouilles hardies parcoururent même les premières lignes de l'ennemi pour connaître son état d'esprit.

C’est ainsi que, dans la reconnaissance de l'aspirant FORT, le sergent BARLOUTAUD se précipita sur une sentinelle boche qui était au fond d'un trou de guetteur; la tirant par le col et les épaules il allait l'emmener sur le terre-plein, quand les cris de cet homme firent accourir les boches; notre patrouille fut obligée de lâcher prise, non sans avoir causé à l'ennemi quelques pertes.

Il faisait à peine jour, le 17 avril, à l'heure H.

La neige nous aveuglait, mais l'élan fut magnifique. D'un bond, les objectifs sont atteints.

Le bataillon voisin n'eut pas la même chance, et, soit manque de préparation, soit supériorité de l'obstacle, il laissa un vide que l'ennemi aussitôt mit à profit, obligeant le 1er bataillon à abandonner une partie du terrain conquis, sous peine d'être coupé de sa base.

Malgré la terrible contre-préparation de l'ennemi, l'attaque fut renouvelée une deuxième fois à la tombée de la nuit, le lieutenant DUMAS communiquait aux premières vagues son ardeur coutumière: cette attaque eut un sort identique à la première.

Ce n'est qu'à la troisième reprise que nos voisins parvinrent à gagner leur objectif et qu'une ligne solide et continue pu être établie.

Solide, par la liaison des cœurs et des volontés, car dans le dédale des trous d'obus, il ne restait plus trace pour ainsi dire des tranchées et des boyaux ».

Au cours de ces attaques, Ernest est blessé.

Evacué, il est dirigé vers l’ambulance du 9e corps d’armée installée à Suippes.

Il décède des suites de ses blessures le 22 avril 1917 et repose dans la nécropole nationale de Suippes ville.

                                                tombe_ernest_b

Tous mes remerciements s'adressent à Jacques !

Posté par saint_omer 8ri à 10:25 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2008

Caporal Florimond Degouy

Caporal Florimond DEGOUY.

De la classe 1909, Florimond Degouy est mobilisé le 2 août 1914.

Il participe aux combats de Dinant et de la Marne, du Choléra et de Chavonne avant d’être dirigé vers la Champagne.

Après les combats des Eparges et du bois d’Ailly, il revient avec le 8e dans le secteur de l’Aisne afin de préparer l’offensive de l’automne.

Le 27 septembre 1915, il est en ligne au Choléra où les échanges de tirs d’artillerie sont très nombreux ; le lieutenant-colonel Roubert y est d’ailleurs blessé.

Le 1er octobre, l’artillerie lourde ennemie bombarde les positions.

Dans l’une d’elles, se trouve Florimond qui, gravement blessé, succombe peu après avec 7 de ses camarades.

Florimond repose dans la nécropole nationale de Longuenesse.

Merci à Pierre L. d’avoir partagé ses documents à la mémoire de son aïeul.

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Florimond se trouve au milieu et debout.

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05 mai 2008

Le caporal Maurice Colin

Maurice COLIN.


C’est en septembre 1914 que Maurice est appelé sous les drapeaux.

En novembre, il est nommé caporal et part au front en mars 1915.

Le 5 mai 1915, il est en ligne au bois d’Ailly avec l’ensemble du 8e RI.

Le combat est très violent suite à l’arrivée brutale de l’ennemi lorsqu’il est fait prisonnier.

Dirigé vers le camp de Wurzburg, il est rapatrié fin décembre 1918.

Il reprend alors ses activités dans une usine métallurgique et épouse Gabrielle en 1922.

Il décède dans la Somme en 1972.

Merci à la famille de ce brave !

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Posté par saint_omer 8ri à 21:41 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 novembre 2007

Le lieutenant Alphonse MALERE

Le lieutenant Alphonse MALERE.

Alphonse Malère est incorporé en 1892. Nommé sous-lieutenant en 1909, il est promus lieutenant le 21 juin 1911 et rejoint le 8e RI en tant qu’adjoint au trésorier du régiment.

A la mobilisation, il est officier chargé des détails.

Il a en charge la comptabilité financière et le recensement des tués et disparus.

Nommé capitaine le 3 septembre 1915, il est remplacé le 20 septembre 1916 par le sous-lieutenant DUFOUR.

Une indication à vérifier,  permet de penser qu’il a été affecté au 110e RI par la suite.

Croix de guerre, le capitaine MALERE est nommé chevalier de la légion d’honneur en 1919.

Merci à Denis C. de ses informations.

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Alphonse MALERE.

Posté par saint_omer 8ri à 09:02 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 novembre 2007

Le 11 novembre

Le 11 novembre 1918.

Sous-officier au 2e régiment d’artillerie coloniale, Roger Foine se trouve à Hoéville le 11 novembre 1918.

Voici un extrait de son carnet :

«Au matin, de bonne heure, nous apprenons que l’armistice est signé et que les hostilités cesseront à 11h00.

A 8h00, les boches viennent chez nous pour fraterniser, on les garde prisonniers.

Partout, c’est la joie de voir enfin cette terrible tragédie qui durait depuis plus de quatre ans, terminée.

Une fois de plus, nous étions à la veille d’une attaque…. ».

Nos Poilus pour lesquels j’ai un respect infini, visitaient chaque maison du village, ceci dans les années 1965/1970 et vendaient ces bleuets.

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06 octobre 2007

Soldat Thuillier Emile

Mobilisé le 2 août 1914 au 148e régiment d’infanterie, Emile Thuillier est affecté à la 6e compagnie.

Le 23 août à 17 heures, le régiment arrive à Anthée alors qu’est donné l’ordre d’attaquer Onhaye.

Les 5e et 6e compagnies sont en première ligne et attaquent le village qui est repris aux allemands vers 19h15 après 30 minutes de combat.

Lors de cette attaque, Emile est grièvement blessé avant d’être porté disparu.

Andrée ne sait pas où il repose ; je la remercie d'avoir pensé à honorer sa mémoire dans mon blog.

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05 août 2007

Lieutenant-colonel Doé de Maindreville

Charles Maxime Doé de Maindreville est né à Douai le 1er avril 1857.

Elève au lycée de la Providence à Amiens, il est recruté à Dunkerque classe 1875/77.

Bien avant 1914, il est lieutenant-colonel au 8e régiment d'infanterie. On le voit ici photographié à Boulogne sur Mer au cours d'un concert organisé par la ville.

A gauche, le colonel Maxe commandant les régiments des Coldstream Guards ; au centre le maire, Monsieur Charles PERON.

Colonel commandant le 6e régiment d'infanterie en août 1914, il est tué le 30 à Origny Sainte-Benoîte - Aisne.

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Photos : archives municipales - ville de Boulogne sur Mer.

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Posté par saint_omer 8ri à 16:41 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juillet 2007

Soldat Valéry LARDEUR

Valéry LARDEUR est mobilisé au 8e RI le 8 août 1914 et part immédiatement en campagne.

Après avoir pris part aux batailles de Dinant et de la Marne, il arrive à Roucy le 16 septembre puis à Pontavert où le régiment est soumis à des bombardements causant de nombreuses pertes.

Une tentative d'attaque sur la Ville aux Bois échoue le 23.

Le génie construit alors des tranchées de nuit du 1er au 4 octobre et prépare la mise en place d'une mine au sud-est du bois de la Ville aux Bois pour une mise à feu programmée le 5 en même temps que l'assaut des 10e et 12e compagnies dans l'une desquelles se trouve Valéry.

La mine explose, les compagnies montent à l'assaut de la position allemande alors qu'elles subissent un feu très nourri de mitrailleuses.

Au cours de cet assaut, Valéry disparaît "Mort pour la France" avec 33 de ses compagnons d'armes.

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Valéry LARDEUR.

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20 juillet 2007

L'inconnu du 7e RIT

Cette photo d'un "pépère" du 7e RIT m'est bien sympathique !  Je ne connais pas son nom mais me rappelle bien de la dame qui me l'a prêtée, malheureusement décédée depuis. Pour elle...

inconnu_du_7e

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03 juillet 2007

Soldat Marc HOUBART

Marc Houbart, l’un de mes arrières oncles que j’ai bien connu, était jeune appelé de la classe 1918.

Incorporé le 16 avril 1917 au 8e régiment d’infanterie, il est en ligne le 19 octobre 1917 et participe aux combats de Mangelaëre en Belgique avant d’être versé au 141e régiment d’infanterie de Marseille en janvier 1918 jusqu’à sa démobilisation en septembre 1919.

Il a eu la chance de n’avoir jamais été blessé malgré les mois passés sous la mitraille.

Je ne me rappelle pas l’avoir entendu évoquer la guerre.

Marc a vécu paisiblement dans un petit village situé à 25km de Saint-Omer avant de se retirer.

Discret, attentif et sympathique, je lui rends l’hommage qu’il mérite bien…

Je te salue, Marc !

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Portrait de Marc.

Marc_HOUBART


Marc est le 2e assis à droite avec le quart à la main.

Posté par saint_omer 8ri à 21:39 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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