Saint-Omer- les 8e RI - 208e RI - le 7e RIT

Il s'git des parcours de guerre et de l'histoire des hommes qui servirent aux 8e RI - 208e RI et 7e RIT de Saint-Omer durant la Grande Guerre.

01 août 2009

Le caporal Fernand Coeugnet

Le caporal Fernand Coeugnet.


Fernand est appelé le 4 septembre 1914 au 8e régiment d’infanterie.

Il fait une partie de ses classes au camp de la Courtine et se trouve entouré de plusieurs copains de son village.

Puis c’est le front, dans le terrible secteur de Mesnil les Hurlus qu’il reçoit le baptême du feu. Après les Eparges, il est dirigé vers le bois d’Ailly où le 8e y subit des pertes très importantes sous d’incessantes attaques ennemies les 5 et 6 mai 1915.

Après avoir été relevé, il arrive à Pontavert et participe à l’attaque du bois de la Mine le 7 juin 1915.

Le 3 juillet 1915, il passe au 147e d’infanterie de Sedan (3e bataillon) et rejoint le secteur des Eparges avant d’être dirigé vers Tahure en Champagne en octobre 1915.

En janvier 1916, il est dans le secteur de Saint-Mihiel.

Le 14 mars 1916, il est nommé caporal et en avril, c’est au bois de la Caillette (Verdun) qu’il combat !

En juillet, il est dirigé vers la Somme, à Proyart.

Voici septembre : le 4, le 147e est en ligne pour reprendre le village de Berny en Santerre au sud de Péronne.

Les combats sont terribles, les pertes sont nombreuses sous un bombardement incessant.

Fernand disparaît le 6 septembre lors de l’assaut porté pour prendre la 1ère ligne ennemie.

Ma pensée s’adresse ce jour à son neveu, courage Fernand !


COEUGNET_Fernand_1


COEUGNET_Fernand


Posté par saint_omer 8ri à 13:57 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2009

Le soldat Adrien Bellanger

Le soldat Adrien Bellanger.

C’est le 24 mars 1913 qu’Adrien s’engage pour trois ans au 8e d’infanterie de Saint-Omer qu’il rejoint dès le lendemain.

Musicien reconnu, ses instruments préférés étant le violoncelle et le cor anglais, il passe dans la compagnie hors rang le 15 septembre suivant.

Vient la déclaration de la guerre, Adrien est dirigé vers la Belgique et le 15 août, il prend part aux premiers combats de la citadelle de  Dinant.

En tant que musicien, il doit assurer le service de brancardier.

brancardier8e_b_c

Après un repli programmé, il revient dans la Marne puis dans le secteur du Choléra et de la Ville aux Bois dès l’automne.

En février 1915, il participe à la 1ère bataille de Champagne, à la butte du Mesnil, sous un temps glacial.

En avril, il est dirigé vers les Eparges, au sud de Verdun puis au bois d’Ailly sous les attaques ennemies incessantes qui provoquent de nombreuses pertes.

L’automne se passe dans l’Aisne sur les postions de 1914.

1916, la bataille de Verdun fait rage, il est en ligne entre Bras sur Meuse et Douaumont.

Le 21 mars 1916, il est nommé 1ère classe et le printemps le voit sur le Chemin des Dames.

Vient le mois de septembre où il se trouve dans la Somme pour combattre dans le secteur de Combles, Maurepas et Sailly-Saillissel.

1917 : dès janvier, il rejoint la Marne dans le terrible secteur de Beauséjour (aujourd’hui camp militaire de Suippes). En avril, c’est la bataille de Craonne à laquelle il participe et en juillet, il se retrouve dans les Flandres à Hetsas sous le déluge et les inondations !

Durant quatre jours, du 16 au 20 août, Adrien prend une part active à relever les blessés.

Cet engagement personnel lui vaut une citation à l’ordre de la brigade qu’il reçoit le 5 septembre 1917.

En voici le texte :

« Brancardier d’un courage et d’un sang-froid remarquables. Pendant les journées du 16 au 20 août, a toujours été le premier à se porter au secours des blessés sous les plus violents bombardements. Croix de guerre avec étoile de bronze ».

1918 : le voici à Dommiers non loin de Villers-Cotterêts où les engagements sont très durs. Puis c’est l’Ourcq et le secteur de l’Ailettte à Pont Saint-Mard où le régiment est très éprouvé !

En septembre, il est en Alsace et y apprend l’armistice.

La guerre est terminée, Adrien sain et sauf, part en occupation en Allemagne.

bellanger_adrien_8e__b_copie

De retour au printemps 1919, il passe au 19e régiment du train pour être démobilisé le 1er septembre de la même année.

Il reprend ses activités en tant que marchand de vins alors que la 2e guerre se profile.

Mobilisé le 25 août 1939 au 11e régiment régional, il est renvoyé dans ses foyers fin octobre.

IMG_3361_b

 

L’émotion est toujours intacte aujourd’hui lorsque les photos commentées par Michel, son petit-fils, m’ont été présentées.

Merci, Michel, de votre bon accueil.

.

 

 

Posté par saint_omer 8ri à 14:18 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 juin 2009

Le lieutenant Georges Lefebvre

Le lieutenant Georges Lefebvre.

C’est en novembre 1894 que Georges Lefebvre rejoint le 73e d’infanterie à Béthune où, après la période d’instruction, il est nommé caporal avant de suivre les cours de préparation d’officier de réserve et d’en sortir aspirant.

Libéré de ses obligations militaires, Georges reprend ses études et obtient son diplôme de docteur en droit en 1899.

Il se marie en 1902 et en 1906, il s’installe à Saint-Omer en tant que notaire.

Vient le 1er août 1914, Georges est informé de la mobilisation générale par son clerc.

Il est alors lieutenant au 7e d’infanterie territoriale de Saint-Omer.

Après avoir d’abord intégré une commission de réquisition, il rejoint la 21e compagnie sous les ordres d’un capitaine et composée de 30 sous-officiers et de 800 hommes de troupe.

Fin août, il est dirigé vers Lisieux puis rejoint Bergerac où les dépôts des 8e et 208e d’infanterie se mettent en place.

C’est ainsi qu’il assiste aux divers exercices et manœuvres de sa compagnie.

Au printemps 1915, il passe au 95e territorial et rejoint Brive la Gaillarde.

Quelques semaines plus tard, il embarque en train et arrive dans la haute vallée de la Thur, à Cornimont puis à Thann au printemps 1916.

Nommé capitaine, il est affecté au 5e bataillon du 76e territorial en stationnement sur les hauteurs dominant Kruth et la vallée de Saint-Amarin.

Le temps passe, l’hiver arrive, il fait très froid -27°, la compagnie perd 40 hommes pour pieds et mains gelés…

En mars 1917, il est affecté à la direction des étapes de la 7e armée à Lure où il écrit : « c’était un poste bureaucratique de tout repos…. ».

En octobre 1918, un emprunt national lui permet son retour à Saint-Omer puis il rejoint Remiremont avant d’être démobilisé.

Voici le texte de la citation à l’ordre de la brigade qu’il a reçue le 25 décembre 1918 :

« Officier d’une haute valeur morale. Commandant en 1915 et 1916, une compagnie territoriale chargée de travaux de campagne dans la vallée de la Thur, a su obtenir sous des bombardements fréquents, un excellent rendement grâce à ses exemples de courage et de sang-froid ». Signé : général de division Cauboue.

Remerciements à Monsieur Jacques Delecourt, Hélène et Patrice.



Lefebvre_georges_b

Posté par saint_omer 8ri à 16:54 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2009

Le sous-lieutenant Paul Courbois

Le sous-lieutenant Paul Courbois.


Incorporé au 8e en septembre 1914, Paul est nommé sergent le 30 janvier 1915.

Au front en mars, c’est le 12 juin qu’il est nommé sergent-major dont le poste consiste à aider le capitaine dans la gestion de la compagnie.

Paul_Courbois_b

Il participe alors aux combats des Eparges et du bois d’Ailly avant son retour sur l’Aisne au bois de Beaumarais non loin de Pontavert.

Comme tous, il souffre du froid et de l’éloignement de ses proches.

Il connaît aussi le cafard comme tout soldat et en fait part à ses parents. Il le regrette et le 12 janvier 1916, il écrit en ces termes :

« Les misères physiques sont rares, ce n’est rien. Quant aux misères morales, elles sont guéries dès que j’ai de bonnes nouvelles de vous ».

Et puis, c’est l’enfer de Verdun où il est en ligne le 27 février 1916.

Après une période de repos, il rejoint la région de Paissy sous le Chemin des Dames.

Le 6 septembre, il connaît un autre enfer : c’est la bataille de la Somme.

Trois jours plus tard, il écrit :

« Quel tragique et sublime spectacle ! Jamais, je n’ai rien vu d’aussi grandiose et comme on est fier de marcher sur la terre de France reconquise. Je vous écris au milieu d’un véritable enfer, la canonnade fait rage… ».


paul_courbois_lettre

Le 29 septembre, Paul est promu sous-lieutenant dans la 3e compagnie de mitrailleuses. La tâche est ingrate et très dangereuse, les mitrailleurs étant particulièrement visés par l’ennemi…

Voici 1917 : janvier et février se passent à Beauséjour dans la Marne, secteur très meurtrier de 1915.

Une grande offensive se prépare, il s’agit de celle du Chemin des Dames.

Paul est en ligne non loin de Craonne où il a la mission de reprendre le bastion de Chevreux fortement armé.

Le 16 avril 1917, il participe avec le 3e bataillon à la prise du bois. C’est alors qu’il est grièvement blessé par balle à la tête.

Emmené vers l’arrière, il est dirigé vers l’hôpital d’évacuation de Montigny sur Vesles.

Les jours passent mais malgré des soins attentifs, Paul va mal, la maladie s’ajoutant à la blessure.

Il décède le 30 avril 1917. Inhumé dans un cimetière proche, il est rapatrié plus tard et repose dans le caveau familial.

Le 5 juin 1917, le lieutenant Decroix de l’état-major du 8e, écrit au nom du colonel Roubert, cette lettre adressée à ses parents :

« Plein de bravoure, plein de gaieté, ayant en même temps un profond sentiment du devoir, Paul Courbois, s’était en effet attiré les sympathies de tous… ».

Croix de chevalier de la légion d’honneur, voici la citation à l’ordre de l’armée qu’il a reçue :

« A fait preuve d’un très beau courage se portant à l’assaut d’un bastion ennemi fortement défendu. A été très grièvement blessé le 16 avril 1917 au moment où il pénétrait dans la position ».


SL_Paul_Courbois_b

Merci à Pascal et à Michel d’avoir partagé leurs documents à la mémoire de Paul !

L’émotion est d’ailleurs restée intacte dans cette famille d’officiers dont plusieurs ne sont pas revenus mais là, ce sont encore d’autres histoires ….

Posté par saint_omer 8ri à 09:09 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 mai 2009

Soldat Léonard Cordiez

Soldat Léonard Cordiez.


C’est le 11 août 1914 que Léonard est mobilisé dans la 17e compagnie du 208e d’infanterie.

Il participe aux combats de Dinant, de Voulpaix et de la Marne en septembre 1914.

En octobre, il est près de Pontavert avant de rejoindre le secteur du  moulin Cliquet près de Taissy le mois suivant.

En février 1915, il revient dans le secteur de Pontavert – la Miette puis dans celui de Sillery.

L’offensive d’Artois étant envisagée, il part vers Hébuterne le 6 juin 1915 où il va combattre et participer à l’organisation de travaux.

Le 3 octobre, il arrive à la ferme Navarin pour l’offensive de Champagne. Il y connaît l’horreur avant d’être envoyé dans la région de Verdun le 16 octobre.

En décembre, il est à Fresnes en Woëvre.

Le 22 février 1916, il est en ligne dans le bois des Fosses sur la côte 317, c’est la grande bataille de Verdun !

Le lendemain, il est toujours en ligne sur la côte 317.

Le 24 février vers 15h30, Léonard et sa compagnie sont attaqués par l’est puis débordés. Il faut donc se retirer.

A 17h, Léonard est atteint d’un éclat d’obus à la tempe et décède, « Mort pour la France ».

Ces quelques lignes m’ont permis de rendre hommage à la mémoire de ce soldat.

Sur la photo, il a le bras gauche à la hauteur de sa poitrine.




CORDIER_L_onard_208b

208e_bois_fosses

Posté par saint_omer 8ri à 10:56 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2009

Le commandant Paul Delecourt

Le commandant Paul Delecourt.


C’est en 1884 que Paul Delecourt s’engage pour 5 ans, il est alors affecté au 24e d’infanterie de Bernay.

En 1886, il est nommé sergent et l’année suivante, il passe au 147e d’infanterie de Sedan en tant que sergent-major.

Deux années plus tard, il fait l’école militaire d’infanterie d’où il sort sous-lieutenant affecté au 110e d’infanterie de Dunkerque.

Lieutenant de 1ère classe en 1896, il est nommé capitaine au 33e d’infanterie en 1902.

Il quitte l’armée en 1910.

Le 5 août 1914, il est mobilisé au 208e d’infanterie de Saint-Omer où il prend le commandement de la 23e compagnie, il a sous ses ordres le lieutenant Leroy et le sous-lieutenant Storme.

Le 10 août 1914, il embarque à Saint-Omer à 10h46 par train spécial et arrive à Hirson à 19h11.

Voici ce qu’a écrit Madame Delecourt ce 10 août :

« Je demande à la Sainte Vierge de me soutenir, je suis le chemin du calvaire avec elle… je me sens écrasée de chagrin mais il faut être forte… ».

Le 11 août, le capitaine Paul Delecourt est à Landouzy, le 18, à la Hayette.

Il prend part aux combats d’Hastières le 23 août et de Guise le 30 août où il parvient à rentrer dans le village et fait 15 prisonniers avant le repli sur ordre.

Vient la bataille de la Marne, le 9 septembre où il occupe le château de Montgivroux.

Le 12, il arrive à Epernay !

Le 13 septembre 1914, il arrive à la ferme de la …… à Saint-Léonard près de Reims à proximité de la voie ferrée allant de Reims à Châlons alors qu’un bombardement violent est déclenché.

Paul Delecourt est blessé sérieusement à l’épaule droite et évacué vers le Nord.

Le 17 septembre, ramené en voiture à Saint-Omer, il reçoit les soins à domicile.

Voici la citation à l’ordre de la Ve armée :

« Dans la nuit du 13 septembre, a occupé avec la compagnie, une ferme qu’il a tenue toute la matinée du 14 et une partie de l’après-midi malgré le feu violent de l’artillerie ennemie. Remarquable de calme et de sang-froid, sérieusement blessé à l’épaule et à la poitrine, a, par l’exemple de son courage, maintenu sa compagnie décimée sur les décombres de la ferme incendiée ne l’évacuant que par ordre. A, depuis le début de la campagne, fait preuve des plus belles qualités militaires ».

Durant le 2e semestre de 1915, il instruit les recrues de la classe 1916 puis le 1er bataillon du 41e BCP groupe cycliste le 2e semestre 1916.

Le 8 avril 1917, il prend le commandement du dépôt du 2e bataillon de chasseurs à pied.

paul_delecourt_b

C’est le 1er juin 1919 qu’il est démobilisé et se retire à Saint-Omer.

La carrière de Paul Delecourt est exceptionnelle, elle nous montre un officier qui a reçu les éloges de tous ses supérieurs avant et au cours des évènements de la Grande Guerre.

Chevalier de la légion d’honneur en 1910.

Croix de guerre avec palme.

Officier de la légion d’honneur en 1920.

Sur la 2e photo, le capitaine Delecourt est assis à droite, son fils Henri se trouve derrière lui.

delecourt_p_re_et_fils__b

Une fois de plus, je remercie chaleureusement Hélène, Patrice et le capitaine de réserve Jacques Delecourt de l’aide qu’ils m’ont procurée.

Posté par saint_omer 8ri à 18:23 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2009

Soldat Gustave Trouart

Soldat Gustave Trouart.

De la classe 1907, Gustave est mobilisé dans la 11e compagnie du 8e d’infanterie dès le 3 août 1914 et prend part aux premiers combats de Dinant, du Gué d’Ossus et de Guise.

En septembre, il se bat à Bergères sous Montmirail puis à Reims.

Octobre le voit dans la vallée de l’Aisne, à Pontavert puis à la ferme du Choléra et à la Ville aux Bois.

C’est en novembre qu’il se trouve encore dans la vallée et participe aux combats de Soupir et de Chavonne.

Le 23 novembre, il est en ligne dans le secteur de Berry au Bac entre la côte 108 et le chemin du halage du canal.

Le 1er décembre 1914, les échanges d’artilleries sont nombreux et le 3, le calme revient.

Le 5, l’artillerie ennemie bombarde fortement les positions à l’aide de canons de tous calibres.

Gustave est tué durant ce bombardement, mort pour la France.

La photo est la seule que l’on ait de lui… merci à la famille de ce brave !

TROUART_Gustave_mod2_copie

Posté par saint_omer 8ri à 09:31 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2009

Soldat Augustin Labitte

Soldat Augustin Labitte.


De la classe 1902, Augustin Labitte est mobilisé au 1er régiment d’infanterie de Cambrai le 11 août 1914.

Il participe à la bataille de Guise le 30 août 1914 avant de cantonner à la Forestière le 6 septembre.

Dans la nuit du 7 au 8 septembre, il  va combattre près de Montmirail avant de se retirer vers Dormans et Ville en Tardenois.

C’est le 13 septembre qu’il entre à Reims et le 16, il est dans le terrible secteur de Pontavert, là où tant perdront la vie.

Le 7 novembre, il est à Soupir où le combat fait rage.

Décembre se passe en exercices dans les régions de Fismes et de Suippes.

Le 27 décembre, il est dirigé vers l’Argonne entre la Harazée et le Four de Paris.

Le 6 janvier 1915, il est en ligne dans le secteur formidable de Beauséjour.

Le 9 janvier, les attaques se succèdent dès le petit jour en vue de la reprise du fortin et c’est au cours de l’une d’elles qu’Augustin est tué.

Son corps n’a jamais pu être identifié, Augustin fait donc partie de la trop longue liste des disparus.

C’est l’occasion ici d’avoir une pensée pour Augustin et d’imaginer la souffrance endurée par sa veuve et ses deux enfants…

Merci à Augustin son petit-fils et à l’un de ses arrières petit-fils, rencontré presque par hasard.


Labitte_augustin_b

Beaus_jour_b

Posté par saint_omer 8ri à 21:41 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 janvier 2009

Caporal fourrier Albert Platiau

Caporal fourrier Albert Platiau.


Albert Platiau, de la classe 1905, est mobilisé le 3 août 1914 au 208e régiment d’infanterie de Saint-Omer.

De suite, il participe aux combats de Belgique et de la Marne, à Saint-Léonard près de Reims.

Arrivé à Taissy le 11 novembre, il rejoint le secteur de Pontavert en février 1915 puis il est en ligne à Sillery en avril.

Il passe l’été en Artois, non loin de chez lui, dans le secteur d’Hubercamps et de Souastre.

Le 3 octobre, il est en ligne sur le terrible front de la ferme Navarin au nord de Suippes pour la 2e bataille de Champagne et en décembre, il se trouve dans le secteur de Fresnes en Woëvre.

Le 1er janvier 1916 le voit nommé caporal fourrier. Son rôle consiste à gérer sa compagnie, il est aidé de son sergent fourrier, son supérieur.

Verdun ! Le 22 février 1916, il est en ligne près du ravin de la Vauche non loin de Douaumont au plus fort de la bataille.

Une période calme arrive avant le retour au front, cette fois, c’est dans la Somme qu’il se trouve, à Herleville puis à Chaulnes. Le 17 novembre, il est à Maisons en Champagne et y passe l’hiver.

Le 28 mars 1917, il rejoint Concevreux et participe à la bataille de Craonne.

Le 10 juillet, il passe à Bergues et est dirigé vers Hetsas en Belgique : c’est la bataille des Flandres.

Le 11 décembre, il est à Verberie dans l’Oise puis rejoint la région de Soissons.

Le 31 mai 1918, en ligne près de Laversine, c’est ensuite à la bataille de l’Ourcq qu’il participe : à Passy en Valois et Neuilly Saint-Front.

En août, il se trouve sur l’Ailette et à la mi-septembre, il est dirigé vers Belfort.

Le 11 novembre le voit dans la région de Nancy, la guerre est terminée.

Albert a obtenu une citation à l’ordre du jour et une autre à l’ordre du régiment.

Avocat de formation, Albert sera aussi Bâtonnier de l’ordre à Saint-Omer.

Merci à Charles Platiau d’avoir partagé ses documents !

albert_Platiau_b
Albert Platiau en décembre 1916.

Posté par saint_omer 8ri à 15:36 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 janvier 2009

Soldat Adolphe Cordier

Soldat Adolphe Cordier.


De la classe 1914, Adolphe se trouve dans la 2e compagnie du 8e RI en septembre 1914.

Le 27 février 1915, il est en ligne près de Mesnil les Hurlus, village tristement célèbre !

En fin de matinée, il reçoit l’ordre d’attaquer avec les 4 compagnies du 1er bataillon, une tranchée située à l’ouest du bois du Trapèze.

La tranchée est occupée rapidement mais subitement, les mitrailleuses crépitent et les allemands surgissent de la tranchée, les compagnies sont disloquées.

Il se trouvait alors dans un trou avec trois ou quatre camarades. Les Allemands sont arrivés de tous côtés et ont mis leur fusil à plat pour les tirer de là…

Fait prisonnier, il est envoyé dans un camp de prisonniers situé à Göettingen.

Il travaillait dans une ferme avec deux autres prisonniers et allaient couper du bois près de la tour Bismarck.

Le labourage s’effectuait à l’aide d’une charrue tirée par câbles par une locomobile, il n’avait jamais vu cela !

C’est ainsi qu’il a appris l’allemand durant sa captivité.

Adolphe est de retour à la maison le 4 janvier 1919 et demain 90 années seront passées…

                                                                     

cordiier_adolphe_b

                                 Adolphe se trouve debout à droite.



Posté par saint_omer 8ri à 09:03 - Mémoires de Poilus - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »