01 mai 2009
Le 208e à Verdun !
Le 208e à Verdun.
C’est le 10 janvier 1916 que le 208e, venant du fort de Moulainville, arrive à Verdun et cantonne à la caserne Marceau.
Les jours suivants se passent en exercices, en reconnaissances de secteurs dont notamment le sous-secteur de Louvemont.
Le 21 janvier, plusieurs soldats sont décorés de la médaille militaire.
Le 27 janvier, le 6e bataillon reçoit l’ordre de se rendre à Chattancourt, à l’ouest de Verdun tandis que le 1er février, les autres éléments se dirigent et cantonnent à Lombut, Choiseul et Germonville.
Le 13 février, l’ensemble du régime revient à la caserne Marceau d’où il part le 15 pour Bezonvaux.
Le 16 février, il est à Douaumont où il effectue des travaux.
Voici les positions le 21 février, jour où le bombardement éclate :
L’état-major, la CHR, les 18e et 21e compagnies sont au fort de Douaumont, les autres compagnies sont de la ferme Thiaumont à Bezonvaux.
Le 5e bataillon au bois des Fosses – côte 317
Ce 23 février, la 17e compagnie tient la côte sous un fort bombardement, la 18e arrive en renfort et dès 8h, le 24, le bombardement reprend en provocant beaucoup de pertes. La 23e compagnie vient les renforcer mais subit à son tour de nombreuses pertes alors qu’elle se trouve à la lisière du bois.
L’ennemi attaque, la 23e est débordée, Beaumont est occupé pendant le midi, la 24e compagnie plus au sud du village, tente de maintenir l’ennemi jusqu’à épuisement des munitions.
Soudainement, la côte est attaquée à son tour et malgré la défense acharnée, la 18e compagnie est contournée et prise. La 17e sans munitions et sur le point d’être prise, se replie à 800m au sud et est approvisionnée en munitions par le chef de bataillon Demay du 273e.
Le 25 février, la 17e poursuite son repli avec quelques éléments de la 24e et revient à la caserne Marceau…
Le 6e bataillon au ravin de la Vauche
La journée du 22 février est calme pour le bataillon alors que le lendemain après-midi, le bombardement provoque de nombreuses pertes.
Le 24 février, les compagnies sont dissimulées dans les taillis du bois Hassoule, le fort de Douaumont est fortement bombardé par obus toxiques lorsque l’ennemi attaque. La 20e compagnie est en 1ère ligne. La 19e est sur la droite sur la côte 338, les 21e et 22e étant à proximité.
Les mitrailleuses de la 1ère section en place entre le bois et la côte, tirent en direction du ravin durant la nuit.
Dès le matin du 25 février, les 3 sections de mitrailleuses sont en place, la 1ère se trouve avec le 2e BCP, la 2e avec le 95e RI à Douaumont, la 3e entre le bois et la côte.
En début d’après-midi, l’ennemi attaque, les compagnies et les sections se replient sous le nombre, sont débordées et combattent au corps à corps.
Parmi les tués, figure le lieutenant-colonel Puech mort au combat au fort de Douaumont.
C’en est terminé de la bataille de Verdun pour le 208e !
Ceux qui ont pu se tirer de ce guêpier arrivent, dispersés à la caserne Marceau.
La liste des disparus est très longue, parmi ceux-ci, il s’agit de prisonniers pour un grand nombre.
Afin de vous aider dans la recherche des lieux, je vous joins une carte : tenez compte seulement des traits en rouge qui indiquent les positions des bataillons au 25 février 1916 car ce canevas inidique les positions de mai 1916.

Voici ce qu'il reste de l'ouvrage de Bezonvaux (photo 2005) occupé par les français en 1914, par les allemands le 25 février 1916 où il aurait servi d'ambulance puis bombardé par les français plus tard jusqu'à sa "reprise" en 1918.

A noter pour ceux qui s'intéressent aux villages détruits, un excellent ouvrage que je vous recommande (je n'ai pas de prime pour la pub...), le mien, réservé, vient de mon ami Jean-Luc Kaluzko...

1 heure après le message, je vous joins une photo du parcours du 208e de la caserne Marceau à Bezonvaux.
Cette photo vient de Jean-Luc Kaluzko suite à sa visite sur le blog, alors : merci Jean-Luc de partager tes photos aériennes difficiles à réaliser et d'un coût non négligeable !

23 janvier 2009
Décembre 1915 au 208e
Décembre 1915 au 208e
Le 3 décembre, le chef de bataillon Koch remplace le colonel Mesnard et le lendemain, les bataillons font mouvement ver Petit Rumont avant d’être transportés en autobus vers Lemmes où ils arrivent à 12 heures.
Le 5 décembre, arrivé à Haudiomont, le régiment est dirigé dès le lendemain vers les tranchées de Fresnes en Woëvre et de Champlon.
Le 7 décembre, ce sont quelques obus qui tombent à Champlon. Les jours suivants se passent en travaux car il s’agit de pomper l’eau dans les tranchées, de faire des passerelles, de poser des pierres sur le réseau de communication.
Le 11 décembre, Champlon reçoit encore quelques obus alors que les travaux se poursuivent dont notamment la mise en place de la cloche provenant de l’église, de façon à pouvoir donner l’alerte lors de l’utilisation de gaz asphyxiants.
Le 18 décembre, venant de l’ambulance 2 de la division, le médecin aide-major de 2e classe Joseph Ramond, est affecté au 208e.
Le 19 décembre, douze hommes sont tués lors d’un bombardement intermittent.
Parmi ceux-ci, se trouvait le soldat Juste Delrue, natif de St-Denoeux.
Parmi les blessés, se trouve le caporal Edouard Mathorel, évacué vers Verdun. Il décède le 23.
Le 21 décembre, le chef de bataillon Puech prend le commandement du régiment. Les travaux se poursuivent toujours et le jour de Noël passe à la réfection des parapets.
Le 29 décembre, un exercice d’alerte aux gaz a lieu, tout se déroule comme prévu, le général Claude Rouvier arrive à Fresnes.
Le 31 décembre est le jour de distribution des citations à l’ordre du régiment.
Le brancardier Doualle reçoit quant à lui, une citation à l’ordre de la division.
Vous pouvez voir ci-dessous, le monument aux morts d'Haudiomont que j'ai photographié en avril dernier.

06 décembre 2008
Novembre 1915 au 208e
Novembre 1915 au 208e
A la fin octobre, le 208e arrive à Naïves et Rosières et y cantonne.
Le 2 novembre, il effectue un exercice « grandeur nature » en présence du général Dubail.
Les journées suivantes se passent en exercices divers.
Le 11 novembre, les lieutenants Pecquignot et Grugerolles du 273e, passent aux 17e et 20e compagnies du 208e.
C’est ensuite divers travaux qui sont réalisés à Erize Saint-Dizier.
A partir du 16 novembre, les téléphonistes, chefs de sections, mitrailleurs, sapeurs et signaleurs sont invités à poursuivre leur formation.
Le 26 novembre, ce sont des expériences dans une « chambre de chlore » qui sont réalisées…
Le 3 décembre, le colonel Mesnard quitte le régiment pour raison de santé ; il est remplacé par le chef de bataillon Koch.
Un mouvement doit alors s’effectuer en direction de Chaumont sur Aire. Il comprend la brigade au complet (273e et 310e RI).
Le 4 décembre, le 208e arrive à Lemmes, le 5, il est à Haudiomont et le 6, il est à Fresnes en Woëvre puis dans les tranchées de Champlon tandis que le PC s’installe à Fresnes.
Au cours de l’après-midi, quelques obus de 77 tombent dans le village… la photo qui suit est signée par mon ami Jean-Luc Kaluzko que je remercie... elle représente Fresnes aujourd'hui.

18 octobre 2008
La 2e bataille de Champagne suite.
La 2e bataille de Champagne suite.
A compter du 8 octobre, les travaux sont effectués durant plusieurs jours sous le bombardement.
Le 12 octobre, les sergents Roussel et Evrard reçoivent la médaille militaire.
Le 13, le régiment se dirige un peu plus à l’est de Souain et le 14, il se met en route vers Saint-Etienne au Temple.
Le 15 octobre, tandis qu’il bivouaque dans les bois, l’adjudant Dubuisson reçoit la légion d’honneur.
Le 16 octobre, c’est l’embarquement à Suippes et le 17, il arrive à la caserne Bévaux à Verdun.
La carte postale ci-dessous est antérieure à 1914.

08 octobre 2008
La 2e bataille de Champagne.
La 2e bataille de Champagne.
C’est le 3 octobre 1915 que le 208e prend position dans les tranchées de Navarin.
Le 4 octobre, les derniers travaux ont lieu avant l’attaque programmée de la 2e bataille de Champagne.
Le 5 octobre, le 3e bataillon doit attaquer le bois J28, il sera aidé par 2 compagnies de mitrailleuses.
Le 6 octobre, à 5h20, la 21e compagnie attaque, elle est suivie des 22e, 23e et 24e compagnies.
Les sections de droite de la 21e compagnie, reçoivent le feu des mitrailleuses et la 2e vague de la 22e compagnie est elle aussi arrêtée face au bois J27.
A 7 heures, la 23e compagnie arrive renforcer la 21e alors que le 170e RI recule.
L’ennemi contre-attaque à la grenade et cause des pertes sensibles.
Les compagnies sont alors figées.
Le sergent Roussel et ses 15 hommes restant de la 23e compagnie, est remarqué par sa belle conduite.
Lors de ce combat, le capitaine Bleuse, le lieutenant Storme, les sous-lieutenants Lefèvre, Planquette… sont tués…
Le 7 octobre, il est prévu d’attaquer de nouveau les bois J27 et J28 mais il n’y aura pas de changement jusqu’au 13 octobre.
Je vous invite à consulter l'excellent site suivant pour des informations complémentaires et des plans comme celui-ci :
http://pagesperso-orange.fr/champagne1418/index/hindex.htm

13 juillet 2008
Juin 1915 au 208e RI
Juin 1915 au 208e RI
Résumé des opérations
Le 1er juin, une fanfare est formée ; elle se compose du sergent Gavel qui en est le chef, du caporal Lecomte (sous-chef) et de 24 fanfaristes.
Le lieutenant Delozières est nommé à titre définitif.
Le 6 juin, l’ordre de quitter Raincheval arrive, le régiment se dirige vers Léalvillers où il arrive vers 23 heures.
Le 7 juin, dès le matin, le régiment part vers Bertrancourt où il arrive à 9 heures.
Le 9 juin, 6 compagnies sont mises à disposition du génie pour effectuer quelques corvées.
Le 6e bataillon rentre à Beaussart vers minuit.
Le 10 juin, le 6e bataillon se positionne à l’ouest de Colincamps et le soir, reçoit l’ordre d’avancer.
Voici les positions :
Les 22e et 24e compagnies se placent à la sucrerie ;
Les 21e et 23e compagnies sont au boyau St-Exupéry.
Durant ce temps, les soldats Clément et Léon Malle sont tués par éclats d’obus.
Après une avancée, le 6e bataillon se replace dans ses positions avant de recevoir l’ordre de rejoindre Beaussart.
Quant au 5e bataillon, il se dirige vers Bertrancourt en passant par Mailly-Maillet.
Le 12 juin, l’ensemble cantonne dans le bois de Forceville et le 13, le 5e bataillon se trouve dans les tranchées Vallade et Barrault ; le 6e, dans la tranchée Taupin, la compagnie de mitrailleuses étant à la sucrerie.
Le 14 juin, l’artillerie lourde ennemie bombarde les positions et 12 hommes sont blessés.
Le soir, la 24e compagnie et un peloton de la 21e sont mis à la disposition des 243e et 327e RI pour ramasser les morts de la veille.
Les jours suivants se passent en cantonnement d’alerte à Bertrancourt.
Le 22 juin, départ vers Toutencourt en cantonnement et les jours suivants se passent en exercices et marches…

29 juin 2008
Mai 1915 au 208e RI
Mai 1915 au 208e RI
Résumé des opérations
Le 1er mai, le soldat Choquet est tué par un éclat d’obus de 105.
Le 3 mai, alors que le 5e bataillon part à Ludes, des tirs sont exécutés sans provoquer de blessés.
Le 7 mai, le 5e bataillon revient en ligne, le 6e se trouve aux tranchées du canal et dans Sillery.
Le 11 mai, le 6e bataillon part en repos à Ludes.
Le 13 mai, le soldat Fontaine de la 17e compagnie reçoit une balle au ventre tandis que le soldat Delhaye de la 19e est blessé de deux balles au bras.
Le 15 mai, le 6e bataillon relève le 5e dans les mêmes emplacements.
Le 16 mai, six soldats de la 21e compagnie dont Gaston et Jules Thomas sont blessés par éclats d’obus.
Quant au soldat Deleguorgue, il est blessé par éclats de grenade.
Le 18 mai, le soldat Lauwerier de la 23e compagnie est blessé par balle à la tête tandis que le capitaine Demay reçoit la croix de chevalier de la légion d’honneur à la Neuville.
Le 20 mai, le soldat Labadette de la 21e compagnie est blessé à la tête par éclat d’obus.
Le 22 mai, ce sont 16 caporaux et 32 soldats qui sont mutés au 8e RI.
Le 24 mai, le régiment reçoit l’ordre de quitter Sillery pour Jouy et Pargny. Il est remplacé par le 2e étranger.
Le 25 mai, le 5e bataillon et l’état-major cantonnent à Jouy, le 6e arrive à Pargny.
Le 27 mai, à 10h, un ordre arrive, il faut quitter le cantonnement pour embarquer à Muizon. Le départ a lieu à minuit.
Le 28 mai, arrivée à Mondicourt puis direction Raincheval tard le soir.
Les sous-lieutenants Lelong et Desfontaine sont cités à l’ordre de la division.

01 mai 2008
Avril 1915 au 208e RI
Avril 1915 au 208e RI.
En ligne au bois de la Mine, c’est le 30 mars qu’une mine française explose en faisant disparaître un poste d’écoute ennemi. Peu après, les tirs de l’artillerie provoquent des cris dans le bois…
Le 31 mars, le 5e bataillon du 273e relève le 6e du 208e au mont Doyen. Celui-ci part cantonner à Roucy.
Le 2 avril, les allemands tentent de placer des créneaux sur le bord de l’entonnoir mais les tireurs veillent et ils abandonnent.
Le 3 avril, les tirs sont vifs en direction de la Ville aux Bois puis le calme revient.
Le 5 avril, le 6e bataillon remplace le 5e et durant les jours suivants, le calme est relatif.
Le 10 avril, le 5e bataillon relève le 5e du 273e au mont Doyen qui part au repos à Roucy.
C’est le 12 avril qu’un bataillon du 39e RI remplace le 6e bataillon du 208e qui part en cantonnement à Brauscourt.
Le lendemain, c’est le 5e bataillon et la compagnie de mitrailleuses qui sont relevés par un autre bataillon du 39e RI.
Le 14 avril, le régiment est passé en revue puis le 5e bataillon, la compagnie de mitrailleuses et la compagnie hors-rang (CHR) sont emmenés en autobus vers Chigny aux Roses. Tandis que le 6e est dirigé vers Montbré.
Le capitaine Brussaux, chef de la 17e compagnie, quitte le régiment après son affectation à l’état-major du 9e corps d’armée (9e CA).
Le 17 avril, le régiment quitte les cantonnements, le 5e bataillon et l’état-major sont dirigés vers Villers-Allerand tandis que le 6e l’est vers Sermiers où ils arrivent le lendemain.
Les jours suivants, les bataillons exécutent des marches et des exercices et le 21, l’ordre arrive d’occuper les tranchées au nord de Sillery.
Le régiment se rassemble le soir à Villers-Allerand sur la route de Rilly puis se dirige vers Chigny les Roses, Ludes, Puisieux et Sillery ou il arrive durant la nuit.
Les 17e, 18e, 19e et 20e compagnies sont en première ligne tandis que les 22e et 23e compagnies sont en 2e ligne à proximité du canal. Les 21e et 24e compagnies, l’état-major et la CHR cantonnent à Sillery.
Le 22 avril, Sillery est bombardé.
Le 25 avril, le 6e bataillon est relevé par le 6e bataillon du 273e et occupe les tranchées le long du canal et Sillery.
Les jours suivants sont relativement calmes hormis quelques tirs de l’artillerie ennemie.
Le 29 avril, le 6e bataillon du 208e relève le 5e en première ligne qui lui, relève le 6e du 273e !
Au cours de ces derniers jours, plusieurs soldats sont tués d’une balle à la tête alors qu’ils se trouvaient en observation derrière leur créneau…. Dont les soldats Quenette et Bouillet.
Durant la nuit du 30 avril au 1er mai, les tranchées de 1ère ligne subissent les tirs d’artillerie, durant des tirs, le soldat Choquet est tué.
18 janvier 2008
Historique du 208e chapitre 2 suite
Historique du 208e RI chapitre 2 suite.
L''historique du 208e régiment d'infanterie chapitre 2 suite, est disponible ici :
HISTORIQUE_du_208e_RI_chapitre_2_suite

04 janvier 2008
Historique du 208e RI chapitre 2
Historique du 208e RI chapitre 2.
L''historique du 208e régiment d'infanterie chapitre 2 est disponible ici :
HISTORIQUE_du_208e_RI_chapitre_2

Merci à Joël Huret de m'avoir envoyé cette photo.









